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Les 9 vrais et faux sur l’autisme

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L’autisme est un trouble de neurodéveloppement qui affecte la croissance de l’enfant. Cette affection atteint l’état sensoriel, émotionnel, comportemental, physico-moteur et de sociabilité de l’enfant. À l’heure actuelle, cette atteinte d’autisme peut être dépistée à un âge précoce dès l’âge de 18 mois. Cela peut ainsi contribuer à l’amélioration de la prise en charge des patients.

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Un tour d’horizon sur l’autisme avec 9 idées reçues sur cette maladie mal comprise et méconnue par un grand nombre de gens du grand public.

1- L’autisme est une maladie rare

Faux. Une maladie rare se définit à partir d’un seuil d’une personne sur 2000. Dans le monde, on estime une prévalence d’une personne sur 150 atteintes d’un syndrome autistique et dans la majorité des pays du monde le taux d’incidence est situé dans l’intervalle de 1 sur 100 atteintes. L’autisme atteint plus les garçons que les filles et ce risque est multiplié par quatre. Par ailleurs, d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’autisme va de 0,7 à 21,1 pour 10.000 enfants. En Tunisie, le taux est de l’ordre de 35 /100.000, les garçons sont 4 fois plus susceptibles que les filles d’être atteints d’autisme avec les extrêmes de 1,5 à 8,9.

2- Les autistes sont dans la majorité des cas des génies

Faux. Les patients atteints d’un spectre autistique n’ont pas un QI quotient intellectuel élevé et il faut avoir conscience de la grande variabilité d’une personne autiste à l’autre, aussi bien en termes d’intelligence que de capacité à communiquer ou d’autonomie. Cependant certains autistes des connaissances importantes ou des compétences particulières dans un domaine qui retient leur attention. Il y a la forme d’autisme sans retard mental telle le syndrome d’Asperger, elle est souvent reprise dans les médias ou dans les films du fait de son caractère avec un signe d’intelligence de l’autiste qui est parfois hors du commun comme pour le film « Rain Man ». Les autistes présentent dans certaines conditions une forme différente d’intelligence qui est souvent une capacité intellectuelle non exploitée. En revanche, dans certains cas, des autistes présentent un déficit de capacité intellectuelle.

3- Les autistes vivent dans une bulle en absence d’une éducation spécialisée

Vrai. Les autistes managent mal le fait d’avoir à intégrer de nombreuses données et lorsqu’ils se sentent dépassés par leur environnement, cela peut les placer à titre d’exemple dans des états variés par exemple dans une hyperactivité, dans une phobie ou bien dans un inconfort important. Ils ont donc tendance à se concentrer sur un point d’intérêt étroit et bien focalisé pour ne pas avoir à traiter trop d’informations et être en difficulté. C’est là où se situe l’un des enjeux de la prise en charge de savoir attirer leur attention, les encourager de façon adaptée et bien évidemment les inciter à apprendre les comportements qui leur permettent de communiquer avec autrui et d’exprimer leurs besoins selon les situations où ces personnes souffrant d’un autisme s’y retrouvent.

4- Le diagnostic de l’autisme est complexe

Vrai. Le diagnostic de l’autisme reste difficile à établir, surtout durant la petite enfance, soit les TSA peuvent ainsi être confondus avec d’autres troubles pouvant, eux aussi, altérer la communication et les interactions sociales avec notamment les troubles spécifiques du langage et des apprentissages dits « les troubles dys ». Le trouble du déficit de l’attention peut être avec ou sans une hyperactivité (TDAH). L’examen clinique est complexe et d’ailleurs certains signes doivent néanmoins alerter les parents lors de la croissance de leur petit enfant comme une absence de babillage, d’un pointage à distance avec le doigt ou de gestes sociaux (un coucou, une salutation, un applaudissement, un au revoir) avant l’âge de 12 mois et de mots à 18 mois et au-delà.

5- Les sujets autistes ne veulent pas dialoguer

Faux. C’est bien une idée reçue. Les formes de communication et de dialogue sont différentes selon les cas. Le contact sensoriel, visuel et communautaire est important pour les autistes, cela contribue à améliorer leurs relations proches et avec leur entourage. C’est un grand rôle que peuvent jouer les parents et les éducateurs dans la prise en charge de ces patients.

6- Les autistes peuvent intégrer une scolarisation normale

Vrai et Faux. Les premières années de scolarisation sont importantes. L’intégration à un jardin d’enfants est très importante car on apprend aussi par le jeu, par le mimétisme et par le divertissement et les activités éducatives et ludiques avec les autres petits enfants. Les enfants autistes apprennent en étant en groupe, en jouant ensemble même si il y a un sentiment que l’enfant est décalé par rapport à ses pairs. La scolarisation doit être des fois adaptée à l’enfant. En effet, dans certains auront besoin d’une classe destinée aux enfants autistes, tandis que d’autres non. Les personnes autistes peuvent ainsi progresser de façon plus rapide, bénéficier d’une vie sociale auprès d’enfants normaux de leur âge et espérer devenir autonomes plus tard.

7- Les autistes peuvent être autonomes

Vrai et Faux. La majorité des autistes en capacité de travailler restent dans leur domicile, tant leur différence qui n’est pas souvent acceptée dans le monde professionnel. Certains postes sont adaptés à leurs spécificités et leur éducation. En outre, par exemple certaines firmes multinationales, comme l’entreprise Microsoft, ont mis en place une stratégie d’intégration et des programmes d’insertion pour les personnes à besoins spécifiques dont ces personnes atteintes d’autisme. Même dans une vie professionnelle tout à fait classique et ordinaire, il est tout à fait possible de les intégrer de plus en plus afin de leur offrir une dépendance et une insertion sociale.

8- Les autistes n’ont pas de sensations émotionnelles

Faux. Les autistes ressentent des sentiments. Certes, ils ont des difficultés à exprimer leur ressenti et ne savent pas les partager mais ils ont bien des émotions et des sentiments comme tout un chacun. C’est l’importance de la prise en charge précoce qui permet de les aider à s’exprimer soit par le biais d’outils adaptés, par exemple des images facilitant l’expression et la communication de leurs propres sentiments, soit par un ensemble de thérapies comportementales et cognitives. L’adaptation de l’éducation et de la communication et la prise en charge à temps contribuent à leur apprendre à mieux décrypter les émotions des autres, à mieux les comprendre et à interagir avec eux.

9- La musicothérapie et l’Art-thérapie présente des bienfaits pour les atteints d’autisme

Vrai. Les autistes sont dans la plupart des cas des personnes hypersensibles. Des situations que des sujets sains considèrent normales et habituelles, les autistes peuvent les percevoir comme des formes agressives et d’attaque violente. C’est d’ailleurs pour cette raisons des méthodes et des remèdes « soft » alternatifs comme la musicothérapie et les dessins artistiques, l’origamie, la peinture qui peuvent les rasséréner, les apaiser, les soulager et également les rendre de bonne humeur.