Alimentation anticancer

Alimentation Anticancer

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La qualité de ce dont nous nous nourrissons est, nous le savons, un élément primordial pour le bon fonctionnement de notre organisme. C’est grâce à notre alimentation que nous nous maintenons dans un état de bien-être, mais aussi que nous restons en bonne santé !

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Dans la lutte contre le cancer aussi, elle a son rôle à jouer. En effet, bien des denrées sont gorgées de protecteurs pour notre corps.

First thing first

Avant d’aller plus loin et dans l’énumération des aliments à privilégier pour préserver notre corps contre cette maladie, il convient de préciser certaines données de base. Tout d’abord, faut-il le rappeler, le cancer est une maladie agressive qui attaque l’équilibre du corps tout entier. C’est une pathologie qu’il faut prendre au sérieux, dans le sens où il faut veiller à consulter un spécialiste afin de s’assurer le meilleur des traitements, de même qu’il faut le consulter avant de s’aventurer dans une prise d’aliments dits miracle, au risque qu’ils n’interfèrent avec le traitement. Mais en mode préventif, les aliments peuvent, par leur richesse en nutriments et en éléments actifs, aider notre organisme à se maintenir en bonne santé et à limiter les risques de développer cette maladie.

En prévention

Une alimentation saine, variée et équilibrée demeure la meilleure des protections contre toutes les maladies, et le cancer en fait partie. Couplée à une activité physique régulière, cela permet de conserver un poids stable. En effet, à long terme, de grandes fluctuations de poids peuvent représenter un risque majeur pour la santé. Mais il est à noter qu’il n’existe aucun aliment miracle à lui tout seul. Et bien que certaines denrées soient plus riches en éléments actifs que d’autres, la variété reste le mot clé à une bonne prévention.

La base de l’alimentation saine

Les fruits et les légumes sont à consommer à chacun des repas. Ces derniers doivent constituer la plus grande part de notre alimentation journalière. Dans ce sens, l’OMS conseille cinq portions, une portion étant considérée comme ce qui tient dans la main, un verre ou un petit bol. Ainsi, les jus, les compotes maisons -à condition qu’elles soient peu ou pas sucrées-, de même que les soupes entrent dans cette classification. Nos étales offrent une grande variété, l’idéal reste donc de ne pas s’en priver, en privilégiant les fruits et légumes de saison pour leur fraîcheur et de veiller le plus possible à éviter ceux qui sont transformés, voire bourrés de pesticides. Enfin, et pour profiter au mieux des bienfaits de ces denrées, il convient de les consommer crus ou cuits à la vapeur. Pour le cas d’une consommation en mode cru, on les fait plonger quelques minutes dans de l’eau vinaigrée pour bien les nettoyer, puisqu’un simple jet d’eau ne suffit généralement pas à les débarrasser de toutes les impuretés qu’elles contiennent.

Les agrumes

Ces fruits aux couleurs fraîches renferment bien des éléments actifs qui protègent notre corps des diverses agressions. Parmi eux, la vitamine C arrive en bonne place. Celle-ci, considérée comme l’anti-oxydant par excellence est de fait une arme de choix contre le cancer puisqu’elle contre directement sont effet oxydatif. D’autres éléments, comme les polyphénols et les terpènes, contenus en quantités dans les oranges, les pamplemousses, les citrons, les mandarines et les bergamotes, contribuent aussi à un fonctionnement optimal de nos cellules.

Les choux

On parle ici des choux vert et rouge, mais aussi des choux de Bruxelles, du brocoli et du navet. Cette famille de légume a sa réputation qui la devance par la multitude des bienfaits santé qu’elle apporte à notre organisme et par son importance pour le maintien d’un poids équilibré. Mais s’agissant de la prévention contre le cancer, elle arrive aussi en bonne place, puisque ses représentants sont riches en glucosinolate, une molécule qui a la capacité de modifier les niveaux dans le sang en oestrogènes. Ces hormones ont un rôle dans l’apparition du cancer du sein. La consommation de ces légumes permet donc de réduire leur action néfaste sur les cellules de ce dernier.

La tomate

Les amoureux des joues bien roses vont être ravis ! En effet, outre son effet pour avoir un teint bien coloré, la tomate comporte des propriétés anticancer. C’est le lycopène qu’elle contient qui lui confère cette capacité. Chose intéressante est que cette propriété demeure que la tomate soit crue ou cuite. Le tout est de ne pas la brûler en la chauffant et de ne pas la faire frire. Diluée dans un peu d’eau chaude, puis cuite avec une légère quantité d’huile et d’ail en fera un met savoureux tout en apportant tous ses bienfaits au corps.

Les alliacées

Nous connaissons mieux cette famille par ses représentants, à savoir l’ail, l’oignon et le poireau. Ce qu’ils ont de particulier dans l’action anticancer, ce sont les composés sulfurés qu’ils contiennent, c’est d’ailleurs cela qui leur confère leur goût si caractéristique. Pour préserver cet effet protecteur, la règle demeure la même que pour tout autre aliment, celle de ne pas faire revenir dans de l’huile seule, mais plutôt de mélanger celle-ci à de l’eau.

Les céréales complètes

Bien que ce sont les formes raffinées qui prédominent dans notre alimentation, entre le pain blanc, le riz et même la semoule, celles-ci sont très faibles en fibres. Or, ce sont ces dernières qui sont nécessaires à notre santé. Elles offrent notamment une protection contre le cancer colorectal, par leur action nettoyante. Les fibres ont aussi ceci d’intéressant qu’elles sont rassasiantes. En effet 27 gr de fibres par jour sont la dose idéale pour maintenir un poids stable et éliminer les fringales, dévastatrices pour l’équilibre de l’organisme.

En cours de traitement

Quand la maladie est là, même si les mesures d’une alimentation saine, équilibrée et variée, citées plus haut, demeurent valables, il convient de toujours veiller à consulter son spécialiste, voire un (e) diététicien (ne). En effet, outre les possibles interférences que peuvent provoquer certains aliments avec les traitements en cours (surtout les antioxydants en cours de chimiothérapie), selon la localisation du cancer, certains apports en denrées peuvent nécessiter un rééquilibrage voire une diminution, pouvant aller jusqu’à l’interdiction totale. De même, certains aliments peuvent être particulièrement bénéfiques et peuvent gagnés à voir leur quantité augmenter, c’est le cas pour le foie dont la prise peut contribuer à lutter contre la thrombopénie (la baisse du nombre de plaquettes dans le sang). D’autres mesures peuvent être suggérées par les spécialistes pour limiter certains désagréments connexes aux traitements, souvent agressifs pour l’organisme. Nous citons l’exemple du glaçon mentholé à sucer pour limiter l’inconfort d’une sécheresse buccale, parmi d’autres.
Le mieux, au demeurant, reste de ne pas hésiter à consulter et à communiquer toute gêne ressentie à son référent médical.