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Ramadan, le mois du bon cholestérol !

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Ramadan, le mois du bon cholestérol !

L’hypercholestérolémie signifie que vous avez un taux trop élevé de cholestérol dans le sang ! Ce n’est pas une maladie en soi, mais additionnée avec d’autres éléments comme le tabagisme, le diabète, l’hypertension artérielle, l’obésité… votre taux élevé de cholestérol augmente le risque d’être atteint de troubles cardiovasculaires. Ramadan et sa cuisine bien énergétique ne peuvent qu’aggraver la situation !

par Nour Bouakline

Mais d’où provient ce cholestérol ?

« Je surveille mon cholestérol »… En voilà une expression qu’on entend souvent autour de nous. En réalité, le cholestérol est naturellement présent dans notre corps, synthétisé dans le foie et il est même indispensable à la constitution des membranes cellulaires de l’organisme. Mais en cette période de l’année ou au moment des festivités, la menace est celle du cholestérol alimentaire   car il existe un cholestérol alimentaire et non alimentaire.

Cholestérol et alimentation

Le foie produit environ 75 % du cholestérol présent dans l’organisme  et les aliments fournissent les  25 % restants. Ce qui dérange c’est le mauvais cholestérol ou cholestérol LDL, parce qu’il véhicule le cholestérol produit par le foie vers les cellules, ce qui cause l’encrassement des artères lorsqu’il est en excès, contrairement au cholestérol HDL, appelé bon cholestérol qui, lui, nettoie les artères en ramenant l’excès de cholestérol vers le foie avant d’être éliminé par la bile. Certains aliments augmentent le taux de mauvais cholestérol.
Le cholestérol de source alimentaire n’est pas essentiel puisque l’organisme peut en fabriquer. Il a tendance à faire monter le mauvais cholestérol (LDL), surtout lorsqu’il est accompagné de gras saturés.

Pourquoi Ramadan ?

Alimentation copieuse, fritures, pâtisseries et crèmes desserts, ingérés en un temps record depuis la rupture du jeûne jusqu’au l’aube, caractérisent l’aspect nutritionnel de certains jeûneurs pendant le mois de Ramadan. Ce mode alimentaire, additionné à la sédentarité et au tabagisme pendant les soirées ramadanesques augmente de façon significative le risque des problèmes de cholestérol pendant ce mois !

Quelles recommandations ?

• Réduire l’apport en matières grasses totales. En moyenne, les femmes devraient consommer de 55 g à 75 g de gras par jour et les hommes, de 70 g à 95 g, selon la dépense énergétique quotidienne ;

• Réduire les graisses saturées : dans les viandes grasses, la peau des volailles, les produits laitiers, les pâtisseries et viennoiseries ;

• Privilégier les acides gras mono-insaturés : Les meilleures sources sont l’huile d’olive, amandes, noisettes…

• Augmenter l’apport en fibres solubles (de 10 g à 25 g par jour).

• Privilégier les glucides complexes non raffinés et réduire les sucres concentrés.

Étant donné la quantité de gras déjà présente dans plusieurs aliments (viande, produits laitiers, etc.), il faut être vigilant et limiter l’ajout d’huile ou de beurre.

L’avis du spécialiste : Mariem Toukabri, nutritionniste

LS : « Pouvez-vous nous expliquer de façon très simple, ce que signifie « avoir des problèmes de cholestérol » ?

MT : « Les problèmes de cholestérol rentrent dans le cadre des hyperlipidémies (augmentation du taux de lipides dans le sang), cela se manifeste par une valeur supérieure à la normale du cholestérol total et/ou augmentation du LDL-cholestérol (le mauvais cholestérol) dans le bilan sanguin. Cette hyperlipidémie, additionnée à d’autres facteurs de risque contribue au durcissement des artères et à la formation des caillots sanguins, qui seront à l’origine de maladies cardiovasculaires. »

LS : « Tout le monde est-il menacé par une augmentation du mauvais cholestérol pendant Ramadan ? »

MT : « Tout le monde doit faire attention à son alimentation pendant le mois de Ramadan, mais la population à risque de problèmes de cholestérol sont surtout les personnes âgées, les fumeurs, et les personnes obèses et en surpoids. » 

LS : « Quels sont vos conseils pour réduire son cholestérol? »

MT : « Par des mesures hygiéno-diététiques très simples, on peut éviter efficacement ce désordre métabolique, il suffit d’éviter de consommer quotidiennement les fritures telles que briks, kafteji, samsa, zlabia, etc. Et de préférer un mode de cuisson sain, au four par exemple, à la papillote, à l’eau ou à l’étuvée, en remplacent la margarine et le beurre par des huiles végétales, dépourvues de cholestérol et d’acides gras hydrogénés. Il est recommandé aussi d’accompagner chaque repas (la rupture du jeûne et le s’hour) d’une bonne quantité de crudités et de favoriser le pain et les céréales complètes ; les fibres qu’ils contiennent absorbent les sucres et les graisses ingérés et limitent leur absorption au niveau intestinal. »

Qui sont vos amis et vos ennemis à table, si vous contrôlez votre cholestérol

Les bons aliments
• L’huile d’arachide
• L’huile de soja
• L’huile de tournesol
• L’huile d’olive
• La margarine végétale
• La volaille  sans peau

Les mauvais aliments
• Le beurre
• La crème fraîche
• Les fromages gras
• La viande rouge
• Le mouton