diagnostiquer un trouble bipolaire

Un biomarqueur pour diagnostiquer la bipolarité

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Une analyse sanguine pourrait permettre un diagnostic précis, simple et clair de biploarité

Une analyse sanguine pourrait permettre un diagnostique précoce de la bipolarité et ainsi apporter le traitement adéquate au patient atteint du trouble bipolaire dès l’enfance, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue médicale Nature Translational Psychiatry.

La bipolarité est une affection qui toucherait environ 1% à 2 % des personnes adultes et qui se manifeste par des troubles graves de l’humeur.
Les chercheurs américains de l’Université d’État de l’Ohio aux Etats-Unis ont mené une étude scientifique avec un groupe de 36 jeunes, issus d’un sous-groupe de 658 participants inscrits dans l’étude longitudinale de l’évaluation des symptômes maniaques de l’Institut national de santé mentale (NIMH), qui examine les changements de symptômes d’humeur et les symptômes élevés de manie, les jeunes ont entre 6 et 12 ans.
Parmi ces 36 enfants : certains ne souffraient d’aucun troubles de l’humeur, d’autres enfants avaient déjà été diagnostiqué bipolaire et parmi eux certains souffraient d’une dépression majeure .

Les chercheurs ont observé que les niveaux de la protéine liant la vitamine D étaient de 36 % plus élevés chez les personnes atteintes de trouble bipolaire que chez celles sans trouble de l’humeur.
« Trouver un test sanguin pour confirmer le trouble bipolaire pourrait améliorer les soins et réduire le délai moyen de dix ans entre le début et le diagnostic », a indiqué Pr Ouliana Ziouzenkova, auteur principal de cette recherche et professeur agrégé de nutrition humaine à l’Ohio State University.

Si ces conclusions sont confirmé, un test sanguin simple et peu cher permettrait de diagnostiquer dès 9 ans le trouble bipolaire et d’assurer une prise en charge précoce du patients en lui évitant des complications sévères au point de vue cognitif et comportemental.

 
 

Source Nature Translational Psychiatry – Bipolar disorder in youth is associated with increased levels of vitamin D-binding protein