Tunisie cartographie des migrations

Cartographie nationale des migrants et des services de santé en Tunisie

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La réalisation de la cartographie nationale des migrants et des organismes prestataires de services de santé en Tunisie a été inscrite dans le cadre de l’initiative du ministère de la santé, de l’office national de la famille et de la population avec l’appui du Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme dans son plan d’action de 2017.

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Dans ce contexte, un séminaire a été organisé le 29 juin 2018 en présentant une enquête de l’état de santé de migrants et des différents acteurs clés intervenants comme les organisations internationales, citons l’organisation internationale de la migration (OIM) et les médecins du monde (MDM) et des organisations nationales comme le croissant rouge et ATL SIDA.

Dans l’approche de cette étude, les focus groupes ont décrit les conditions de vie, de travail et les obstacles à l’accès à la prise en charge sanitaire avec la complexité de l’accessibilité aux soins, car c’est difficile dans certains cas au migrant de disposer de l’information sur le recours aux prestations surtout lorsqu’il y a une barrière de langue et c’est le cas de 42% de cas, de discrimination et de stigmatisation et c’est le cas de 5% de cette population migrante.

Par ailleurs, l’approche du gouvernement relative à l’accès de migrants aux soins n’est pas claire sachant que 11% est le taux des migrants qui souffrent d’un mauvais état de santé et que 7% sont des sujets immunodéprimés atteints du virus de la VIH.

Profil démographique, socio-économique et le parcours migratoire des migrants.

L’objectif général de cette étude est de dresser le profil démographique, socio-économique et le parcours migratoire des migrants.
Cette étude a révélé que 50% des migrants interviewés ont eu recours à des organisations internationales (MDM, TAT, OIM, UNHCR) pour accéder aux soins, on n’a pas refusé des soins pour 68% d’entre eux et que 26% de cette population n’a pas obtenu des soins pour un problème légal ou de stigmatisation.

En Tunisie, il y a un peu plus de 43 mille migrants dont 800 réfugiés et des facteurs comme un statut administratif irrégulier, une situation professionnelle précaire, une vulnérabilité socio-économique, des problèmes linguistiques et de communication, la discrimination, la stigmatisation, le déficit d’informations sur le système de soins se concentrent pour aboutir à des contraintes pour l’accessibilité aux services de soins et à l’assurance médicale.