convulsion

La convulsion n’est pas synonyme d’épilepsie

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Une crise convulsive est la survenue brutale de secousses musculaires involontaires associées à des degrés divers à un trouble de la conscience. Ce symptôme reflète un état d’hyperexcitabilité neuronale qui peut être la conséquence de plusieurs troubles métaboliques et maladies organiques. Cependant, l’épilepsie reste la seule hantise des parents devant les enfants qui convulsent.

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Distinguer une convulsion des non convulsions :

Typiquement, lors d’une crise convulsive, l’enfant perd sa conscience, chute brutalement, se raidit, ses yeux se révulsent puis il présente des spasmes musculaires qui peuvent intéresser un groupe isolé de muscles ou les quatre membres. Ces phases durent quelques secondes à 5 minutes et sont relayées par un relâchement dit coma postcritique au bout de laquelle on assiste à une reprise progressive de la conscience mais avec une amnésie de l’épisode convulsive.
Cependant aucun de ces symptômes n’est constant. Une crise peut se résumer en une perte de connaissance, un enraidissement du corps, ou des mouvements anormaux involontaires. Parfois, des clonies des paupières sont les seules manifestations.
Si la forme typique est facile à connaitre, il faut se méfier dans les autres cas des tremblements d’origines neurologiques et des pertes de connaissances isolées pouvant avoir comme origine un trouble du rythme cardiaque ou être tout simplement une simulation pour attirer l’attention de l’entourage.

Principaux étiologies pouvant expliquer les convulsions autres que l’épilepsie :

Chez le jeune enfant, la majorité des cas sont en rapport avec une fièvre, surtout entre six mois et trois ans. On parle de crises fébriles simples ou complexes selon le risque de récurrence de la crise. Ainsi toute infection peut être à l’origine de convulsion sans que ça soit en rapport direct avec l’infection. C’est la réponse de l’organisme à une hyperthermie qui reste un phénomène individuel non encore élucidé.
L’infection du système nerveux centrale, ç.à.d. la méningite ou l’encéphalite, se distingue par une atteinte directe plutôt à l’origine des symptômes décrites. Dans ce cadre, une malformation congénitale, une tumeur bénigne ou maligne, un accident vasculaire cérébral ou une autre pathologie neurologique peut aussi se manifester ainsi.
Ailleurs, certains troubles métaboliques comme l’hypoglycémie, l’hypocalcémie et les dysnatrémies quelque soit leurs causes, se traduisent généralement par des convulsions.
Enfin, des intoxications médicamenteuses, la consommation de plusieurs substances et même l’intoxication au CO peuvent être à l’origine de ce phénomène.

L’épilepsie maladie :

L’épilepsie correspond à la répétition de manière stéréotypée de crises convulsives chez la même personne qui apparaissent sans cause évidente et qui ne sont pas en rapport avec une autre affection. Cette maladie est en rapport avec une prédisposition génétique qui aboutie à un dérèglement des décharges neuronales et qui rend le cerveau plus vulnérable aux excitants de l’environnement. Lorsqu’on évoque l’épilepsie, on devrait plutôt parler des épilepsies, tant les affections sont diverses, tant le pronostic et les modalités de traitement sont différents.

Même l’épilepsie, elle est parfois moins grave:

Certaines formes de l’épilepsie sans gravité guérissent toujours et ne nécessite même pas une prise en charge en dehors d’une surveillance régulière. Alors que d’autres ne connaîtront jamais de rémission spontanée, des antiépileptique sont ainsi prescrits.
Contrairement aux idées reçus, un épileptique n’est pas un malade mentale. C’est une personne qui ne manque ni d’intelligence ni de capacité intellectuelle et qui peut ainsi mener une vie normale. En effet, avec un diagnostic précoce et une hygiène de vie adaptée, une rémission et décrite chez la majorité des épileptiques avec les médicaments de première intensions. En plus, on peut tenter une dégression voir un arrêt du traitement au bout de quelques année de rémission et après un avis spécialisé.