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La dépression infantile : le pourquoi, le quand et le comment?

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La dépression est un sentiment de profond mal-être dont on souffre souvent à cause d’un rythme de vie soutenu. Parfois on aimerait regarder la vie avec les yeux d’un enfant plein d’enthousiasme, d’optimisme et d’innocence pour soulager cette douleur. Ce pendant même à cet âge supposé être que de joie et d’insouciance la vie peut être difficile. La dépression infantile est sous estimée faute d’éducation et d’attention…

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Pourquoi à cet âge une dépression?

La dépression infantile est différente de celle de l’adulte parce que la psychologie de l’enfant est particulière et complexe. Ainsi il est difficile d’expliquer le mécanisme exact de ce phénomène. Ceci dit, les enfants de parents dépressifs présentent plus souvent des troubles psychiques que les autres.
Ailleurs, c’est souvent une carence affective massive, une séparation ou un deuil qui est à l’origine de dépression. Parfois c’est l’environnement familial perturbé qui la provoque : des parents nocifs ou bien absents, une violence conjugale, une maltraitance infantile. En effet, toute perturbation du monde de l’enfant à ces yeux, même si elle passe inaperçue pour les adultes, d’autant plus traumatisante que l’enfant est dans une phase critique entre 6 mois et 4 ans peut faire le lit d’une dépression.

Quand ?

On ne peut pas parler de limite d’âge pour la dépression. Même le tout petit peu en souffrir mais rarement avant l’âge de deux ans. La prévalence de la dépression infantile est importante pendant l’adolescence, période naturellement perturbante pour le jeune, mais aussi à l’âge scolaire en raison d’un bouleversement de l’entourage dans lequel il vit en plus de l’angoisse constante que présente l’école pour certains enfants.
Il semblerait que pendant la période précédent la puberté, les garçons sont plus concernés que les filles par la dépression. Une tendance qui s’inverse après la puberté.

Comment connaitre un enfant déprimé?

Avant l’âge de 2 ans : on observe le petit enfant prostré, abattu, le regard éteint, qui s’isole et reste indifférent à l’entourage. Il peut présenter des mouvements de balancement, d’auto- stimulation. Il s’agit dans ce cas d’une entité rare et difficile à distinguée mais la règle à cet âge étant tout bébé indifférent soufre d’un trouble physique ou psychique et mérite le recours à des professionnels.
Entre 2 ans et 6 ans : on aura aussi des attitudes de lutte, de contrariété avec perturbation du comportement à type d’agitation, d’agressivité et de masturbation. Ultérieurement, on remarque des troubles de l’intégration sociale, des difficultés à s’autonomiser, une somnolence diurne avec un trouble du sommeil ou de l’appétit, une énurésie…

Pour l’enfant plus grand, entre 6 ans et 13 ans, on distinguera encore mieux les deux pôles de la symptomatologie avec d’une part les symptômes directement liés à la dépression (autodépréciation, souffrance morale…) et d’autre part ceux liés à la protestation et à la lutte (troubles du comportement, colère, vols, mensonges…).

Chez l’adolescent la dépression s’exprime par des troubles du comportement plus inquiétants à type d’agressivité allant de l’irritabilité à la violence verbale et physique, indifférence apparente, abus d’alcool ou de drogue, des idées suicidaires voir un passage à l’acte.

En outre et à partir de l’âge de la parole on commence à distinguer des symptômes plus spécifiques tels l’isolement, l’inhibition motrice, la tristesse, l’ennui, l’indifférence, une dévalorisation qui s’exprime par des phrases stéréotypées (« Je ne sais pas »… « Je n’y arriverai pas »).

Toutefois une tristesse du petit enfant, une agressivité du grand enfant ou un abus d’alcool chez l’ado n’est pas synonyme de dépression, elle peut être le reflet d’une quête d’attention. C’est les changements brutaux du comportement qui doivent alerter les parents. A cette étape, la présence des parents et leur disponibilité à côté de leur enfant peut résoudre le problème. En revanche, la persistance de ces symptômes et leurs retentissements sur la vie familiale et sociale indiquent souvent une dépression précoce qui doit être pris en charge sérieusement. À long terme, la dépression mal soignée de l’enfant et de l’adolescent augmente fortement la prévalence de la dépression à l’âge adulte.