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Céphalée de tension nerveuse

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Céphalée de tension nerveuse

Derrière le visage radieux et toujours rayonnant, se cache un mal de tête intense qui nous achève, en fin de journée chargée. Une céphalée de tension nerveuse en vue. Ce mal de tête secondaire a des facteurs psychogènes. Ces facteurs sont essentiellement dominés par le stress, la fatigue et l’anxiété.

Ce sont les types de maux de tête les plus courants qui touchent plus de 80 % de la population des pays industrialisés. Les femmes, vers l’âge de 30 ans, sont les plus touchées, selon l’OMS.

Quand le stress et l’anxiété font mal !

La céphalée de tension peut être due à un facteur psychologique, à savoir un traumatisme psychique, un contexte conflictuel, une activité nécessitant une longue concentration, angoisse, stress, anxiété, émotion refoulée, syndrome ou complexe d’Atlas (douleur ressentie au niveau de la nuque due à une anxiété ou un stress extrême).
Elle est, également, due à un facteur physique, notamment un travail prolongé sur ordinateur en mauvaise posture, une fatigue des yeux ou du cou, une certaine période du cycle menstruel chez la femme.
Il peut s’agir, aussi, d’un facteur externe, dont le climat, la mode de vie…

Bien que le mécanisme soit encore mal précisé, ces différentes situations provoquent des contractions et spasmes des différents muscles de la face et du visage, ainsi que du cuir chevelu et du cou. Ces contractions peuvent ainsi engendrer des séries de réaction :

– La céphalée de tension chronique (presque tous les jours, environ 15 jours par mois), qui peut être présente durant plusieurs années pour devenir un handicap pour le patient

– La céphalée de tension fréquente (une fois par mois environ)

-La céphalée de tension épisodique qui est généralement moins longue et se manifeste durant quelques heures (ou parfois quelques jours). Les douleurs disparaissent avec la prise d’antalgique.

La barre sur le front

Les douleurs, non pulsatiles et modérées, sont généralement mal localisées et parfois décrites comme des céphalées en casque ou en barre sur le front. Elles sont aussi ressenties sur les deux tempes. Elles commencent dans la matinée, restent intenses durant le jour et en fin de journée mais disparaissent la nuit lors du sommeil. Ces douleurs sont souvent associées à des contractions des muscles au niveau du cou et du visage.

On peut citer d’autres signes comme les troubles du sommeil (insomnie), les problèmes d’appétit, de concentration ou des étourdissements, et parfois une perte de poids.

La céphalée de tension est généralement d’apparition brutale. Les douleurs sont toujours localisées à des points différents de la tête à chaque épisode. Elles peuvent, également, disparaître de façon imprévisible et spontanée.

Que faire?

Une céphalée de tension épisodique est généralement soulagée par des gestes simples et faciles à pratiquer :

– le repos physique et intellectuel, en dehors de l’environnement suspect : vacances, séances de massage, séances de méditation…

– la prise d’antalgique habituel : Paracétamol, Ibuprofène, Aspirine….en tenant compte des contre-indications.

– le repos des yeux lors d’un travail prolongé sur ordinateur, les laisser fermé durant quelques minutes, assurer des clignements réguliers durant le travail.

– un petit massage au niveau du front, de la nuque, des tempes ou de la région située sous les sourcils.

– une application de compresse humide (chaude ou froide) sur le front.

– une douche chaude ou un bain chaud relaxant.

– un sommeil calme et complet.

Botox ou psychothérapie ?

Généralement, lorsque la céphalée de tension est chronique et rebelle aux traitements antalgiques habituels, il devient nécessaire de consulter un médecin afin de confirmer l’existence d’une tension nerveuse.

Le diagnostic est posé après un interrogatoire bien conduit, un examen physique complet et l’élimination des autres causes de maux de tête.

En effet, le médecin est très prudent afin de ne pas négliger des causes plus graves ainsi qu’une prise en charge inappropriée.

A noter que la céphalée de tension ne nécessite généralement pas d’examens complémentaires.

Le traitement d’une céphalée de tension est typiquement en fonction du degré de stress et de dépression présenté par le patient. Les médecins préconisent les psychotropes, les antidépresseurs, les tranquillisants, les anxiolytiques, ou même parfois les antiépileptiques tout en évaluant les indications et les effets secondaires.

Le Botox (toxine botulique) constitue aujourd’hui une évolution dans l’esthétisme. Cependant, certains médecins s’appuient sur l’effet paralysant musculaire du Botox pour réduire les douleurs provoquées par les tensions et contractions musculaires.

Ces traitements médicamenteux peuvent être associés à des séances de psychothérapie. Plusieurs méthodes sont utilisées selon les cas (hypnose, acupuncture, sophrologie…). Mais généralement, la céphalée de tension chronique ne répond pas à ces types de prise en charge.

Les traitements locaux sont souvent conseillés : la kinésithérapie, le massage, l’ostéopathie, ainsi que les techniques de relaxation comme le yoga, la chiropraxie…

Une douleur handicapante

Lorsque la céphalée de tension chronique s’installe de façon permanente et constante, des complications et handicap peuvent apparaître, à savoir :

-des insomnies très fréquentes conduisant à une forte fatigue.

-des troubles graves de la concentration, pouvant engendrer des troubles de la mémoire.

-des effets rebelles aux traitements prescrits, aucune amélioration des douleurs même après un repos bien conduit.

Toutes ces situations peuvent impacter sur la vie professionnelle et quotidienne du patient.