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Changez d’air ! à la maison aussi…il y a la pollution

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Changez d’air ! à la maison aussi…il y a la pollution

Les acariens et les polluants sont de sortie…Hé oui, sous prétexte qu’il n’y ait aucun pot d’échappement ni d’usine chimique dans notre salon, nous croyons être à l’abri, dans nos tanières, de la pollution et de ses risques. Et pourtant, il s’avère que l’air de nos intérieurs aussi est pollué. Alors, avant de vous calfeutrer pour l’hiver, pensez à vos poumons et ceux de vos enfants et passez en mode chasse !

par Samantha Ben-Rehouma

En 2006, des chercheurs français de l’Observatoire de la qualité intérieure publièrent une première étude sur la pollution de l’air dans les logements. Cette dernière jeta un grand pavé dans la mare
de nos idées reçues : Non, nos intérieurs ne sont pas forcément plus sains que l’air extérieur !

La chasse aux polluants

Depuis, un nouveau mot est quasiment entré dans le vocabulaire courant : COV.
Non, ce n’est pas une opération boursière, ce sont des Composés Organiques Volatils appartenant à différentes familles chimiques.
Ils proviennent de matériaux d’aménagement ou de déco comme les peintures, les vernis, les colles, les bois agglomérés… Et, se diffusent dans l’air.
Du benzène dans les produits de bricolage, les parquets, les solvants.
Du toluène dans les peintures, vernis, colles, encres, tapis…
Du formaldéhyde dans les mousses isolantes, laques, colles, vernis, encres, résines, papiers, produits ménagers, bois agglomérés et contreplaqués, etc.
Tous ces COV sont susceptibles de provoquer des irritations de la peau, des muqueuses, des poumons ou encore nausées, maux de tête… Quelques-uns comme le benzène ou le chlorure de vinyle sont associés à des leucémies ou cancers. Le formaldéhyde, qui est à la fois irritant pour les yeux, le nez et la gorge, est classé depuis 2004 comme cancérogène certain du nasopharynx par l’OMS. Quant aux éthers de glycol (qu’on retrouve dans les peintures, vernis, laques), ils sont accusés d’endommager le système de reproduction. Gloups !

Autres molécules invisibles mais casse-pieds : les particules.

Cela n’est rien d’autre que de la poussière suspendue dans l’air.
Le hic, c’est qu’elle se charge de toutes sortes de contaminants : fumée de tabac, fibres, spores de moisissures, allergènes, produits de combustion… qu’elles diffusent allègrement les virus et bactéries, qui entraînent rhinopharyngites, inflammations, allergies respiratoires, asthme ou – plus grave – des cancers.

Ça donne envie de faire la poussière chez soi, non ?

La chasse aux acariens

Tous les soirs, à notre insu, le ballet microscopique reprend.
Pour nous, confortablement installés sous la couette, c’est un sommeil réparateur qui s’annonce. Mais pour ces ennemis de l’ombre, c’est Saturday Night Fever ! Complètement invisibles à l’oeil nu, évoluant dans un silence absolu, nous pourrions très bien faire comme s’ils n’existaient pas, mais…
Ça fait 3 bonnes raisons d’aimer beaucoup les acariens, oui, mais pas chez soi.
Pour éviter l’invasion, il faut savoir qu’ils adorent la poussière (c’est leur garde-manger) et les endroits humides et tranquilles du type literie, canapés et tapis (pour se reproduire).

Sans devenir un Monsieur Propre en puissance ou un maniaque de la poussière, devenez un as de l’aspirateur, en insistant sur les tapis et sans oublier tous les recoins.
Remisez votre plumeau au placard. Oui, je sais, c’est dur, surtout quand il a de grandes plumes rose fuchsia. Mais à part diffuser la poussière dans l’atmosphère en chantant « mon truc en plumes » à tue-tête, il n’est pas très utile !
Préférez un nettoyage humide. Parce que les acariens, petites bestioles allergisantes, raffolent des desquamations, investissez dans des housses de lit, de couette ou d’oreiller, spécial anti-acariens.
Vous pouvez aussi shampouiner vos tapis et nettoyer régulièrement literie, draps, couettes, oreillers….
Et ne pas chauffer trop sa maison (18 à 20° maximum).

Attention au perchlo !

Vous revenez du pressing avec un beau costume tout propre ?
Hop, il va faire un séjour de plusieurs heures (voire plusieurs jours) sur le balcon pour se débarrasser du perchloréthylène qui peut entraîner allergies, maux de tête et vomissements.
Le  » perchlo  » est facilement absorbé par voies respiratoires où l’absorption est rapide, par voie orale et par la peau, sous forme liquide. Le passage au niveau sanguin se fait facilement.
Le perchloréthylène résulte de l’activité humaine, il n’est pas présent naturellement dans l’environnement. Il fait partie de la famille des COV.
Il est par ailleurs probablement cancérigène.

Qué calor !

Les experts sont unanimes : nous avons tendance à trop chauffer nos pièces à vivre. C’est vrai qu’avec le chauffage
central nous sommes tentés de chauffer plus qu’il n’en faut, alors que la température idéale d’une maison devrait
avoisiner les 20 °C ! Un chiffre intéressant, quand on sait qu’un degré de moins sur le thermomètre représente une
réduction de 7 % sur la facture annuelle de vos dépenses d’énergie.
Toujours frileuse ? Pensez aux acariens, qui prolifèrent dès 25 °C.

Du vent

La règle de base, c’est de vous abstenir strictement de fumer et d’inviter vos visiteurs à en faire autant. S’ils résistent, rappelez-leur qu’une cigarette contient près de 3.000 substances dangereuses.

Le second réflexe à graver dans le marbre, c’est l’aération. Créez un grand courant d’air, toutes fenêtres ouvertes, dix minutes par jour, le soir ou le matin, quand la pollution extérieure est la plus faible. Ouvrez-les aussi, quand vous faites le ménage, la cuisine ou du bricolage.

Vous installez une nouvelle commode, refaites la peinture du salon, faites l’acquisition d’un nouveau tapis : AEREZ ! Plusieurs jours.

Quant à la lutte contre les particules, vous l’aurez compris, elle passe par un bon dépoussiérage !

Du soleil

Quoi de plus agréable qu’une pièce baignée de lumière ?
De plus, les rayons du soleil étant redoutables contre les bactéries, ils l’assainissent. Alors, n’hésitez plus et ouvrez les rideaux en grand dès la première éclaircie !

De la verdure

Si elles combattent toutes l’électricité statique, certaines plantes d’intérieur jouent également un rôle de filtre
antipollution. Lierre, philodendron, dracena, kentia, ficus robusta, aglaoné-ma, spathiphyllum, sansevière…
Le jour, elles absorbent les polluants plastiques dégagés par les peintures, ainsi que le gaz carbonique que l’on expire, et dégagent de l’oxygène.
La nuit, en revanche, il est préférable d’éviter de s’entourer de plantes vertes car, le processus s’inverse et elles rejettent du gaz carbonique.

Du linge propre et sec

Quoi de plus désagréable qu’une armoire qui sent le renfermé ? Pour garder votre linge au sec, emballez des
morceaux de craie ou de charbon dans de petits sachets de gaze, qui absorberont l’humidité. Le top ? Procéder de
même avec des sels de bain qui parfumeront agréablement votre armoire.

Télé Nette

L’écran de la télévision, en dégageant de l’électricité statique, est un véritable aimant à poussière. Pour freiner
cela, nettoyez-le avec un chiffon doux imbibé de jus de citron.

Beau le rideau

Chaque jour, il prend une douche avec vous…pourtant il se pique de moisissures !
Sachez que votre rideau de douche en plastique passe sans problème à la machine à laver, à condition de choisir un programme délicat et de le faire tourner en compagnie d’une serviette éponge.