glaucome

Glaucome : Comment prévenir cette maladie des yeux ?

Publié le

Peu de gens se croient concernés par le glaucome pourtant il s’agit de la deuxième cause de cécité dans le monde. A vrai dire, peu de gens savent à propos de cette pathologie. Ce n’est qu’à un stade avancé de la maladie qu’on réalise qu’on en souffre depuis longtemps déjà…

par

Un voleur silencieux de la vue

Plusieurs intervenants font de telle sorte que l’humeur aqueuse sécrétée de manière constante se trouve renfermée dans la chambre antérieure de l’œil. La pression intraoculaire s’accroit provoquant ainsi une souffrance irréversible du nerf optique. Les lésions du nerf optique ne sont symptomatiques qu’à un stade avancé de la maladie. On oppose deux formes du glaucome selon l’ouverture de l’angle irido-cornéen.
Le glaucome à angle fermé, heureusement peu fréquent (10% des cas environ), est le plus grave. Une crise aigue s’installe dans ce cas rapidement donnant naissance à une douleur intense avec un œil rouge et dur, et une vue brouillée. A défaut d’intervention médicale urgente, la perte intraitable de la vision est souvent le cas.
Le glaucome à angle ouvert est la forme la plus répandue. Cette forme très progressive peut rester asymptomatique pendant plus de 10 ans. Rarement, pendant cette période, la personne peut ressentir une pression au niveau des yeux, un larmoiement et des maux de tête. Au bout de plusieurs années d’évolution la souffrance du nerf optique se manifeste par une atteinte de la vision périphérique ce qu’on appelle « une vision tubaire ».
 
prevenir le glaucome

Personnes concernés par le glaucome

Bien qu’on ignore le facteur déclenchant la maladie, on connait que l’hérédité joue un rôle important dans la prédisposition au glaucome. L’âge supérieur à 60 ans, des antécédents familiaux de glaucome, un terrain génétique définissant l’anatomie de l’œil et la tendance à l’hypermétropie ou à la myopie sévère sont les principaux facteurs de risque.
Ailleurs, il peut être associé à certaines pathologies telles le diabète, l’hypertension, les troubles cardiovasculaires, l’hypothyroïdie non contrôlée… La prise de collyres à base de corticoïdes sur une longue période peut être à l’origine de glaucome.
Une crise aigue peut se produire à la suite d’un facteur qui dilate la pupille par exemple d’un long séjour à l’obscurité, d’un stress ou de l’usage de médicaments comme les antispasmodiques, antihistaminiques, antidépresseurs et dérivés nitrés.

Mieux vaut prévenir que traiter

Si la majorité des facteurs de risque ne sont pas contrôlables, les personnes prédisposées doivent recourir à un examen oculaire annuel, dés l’âge de 40, pour détecter les symptômes du glaucome le plus tôt possible.
En outre, une alimentation saine, une normalité des chiffres de la tension artérielle, une équilibration d’un éventuel diabète ou dyslipidémie est bénéfique. L’insulino-résistance associé à ces différents terrains peut contribuer à la hausse de pression intraoculaire.
Faire des exercices physiques réguliers peut atténuer les symptômes du glaucome à angle ouvert mais serait sans effet pour celui à angle fermé. Cependant, l’exposition aux activités physiques qui pourraient conduire à des blessures aux yeux doit être évitée au maximum ou au moins le port de lunettes protectrices dans ce cadre est nécessaire.
Il ne faut pas négliger l’examen spécialisé indiqué avant la prise de certains médicaments par voie général. En plus, il faut tenir compte des risques potentiels des collyres à base de corticoïdes ou mydriatiques et des facteurs générateurs de stress dans le cadre de prévention d’une crise aigu de glaucome.
Une fois le diagnostique est fait, et avant la perte de la vision le traitement est possible associé souvent à un traitement de l’œil controlatéral pour prévenir l’expression ultérieure de la maladie de cette côté.