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Pipi dans le pot !

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Pipi dans le pot !

Junior grandit et vous en avez un peu marre des couches puantes et dégoulinantes alors, dans un bel élan d’enthousiasme, vous décidez qu’il est temps qu’il aille sur le pot. Pas si vite, papillon ! La nature, votre enfant et sa maturité et même les circonstances qui l’entourent peuvent avoir une influence sur cet apprentissage de la propreté qui vous fait tant rêver. Quelques informations et conseils pourraient vous éviter un arrachage intempestif de cheveux et une brouille avec Junior !

par Rim Bahi

6 Vérités sur le passage au pot

Vérité n°1

Junior n’ira sur le pot que quand il sera prêt et pas parce que vous l’avez décidé. C’est rageant, mais c’est comme ça !

Vérité n°2

Il n’y pas de date de péremption pour devenir propre, (sauf si on dépasse la vingtaine, auquel cas, il est préférable de consulter). Comme pour l’acquisition de la parole ou de la marche, chaque enfant a son rythme et le comparer au petit dernier de votre cousine au 7ème degré ne fera pas avancer les choses plus vite.

Vérité n°3

la plupart des enfants deviennent «propres» spontanément. Je sais, cela peut vous faire sentir un peu inutile, mais en même temps, c’est le but; l’apprentissage de la propreté, c’est un grand pas vers l’autonomie et l’indépendance. Vous ne voulez pas être derrière lui toute sa vie quand même ? (je sais bien que si, mais il faut vous faire une raison !)

Vérité n°4

Pour éviter de vous faire du mauvais sang, sachez quand même que les enfants deviennent généralement propres entre 15 et 36 mois. Il y a de la marge !

Vérité n°5

Je ne vais pas faire du féminisme de bas étage et spéculer sur la supériorité d’un sexe sur l’autre, mais il reste néanmoins vrai que les filles sont propres plus tôt que les garçons, eh non, je ne suis pas en train de sourire !

Vérité n°6

Même si votre enfant sait aller sur le pot la journée, évitez de prendre le risque de le faire dormir sans couche la nuit, à moins que vous ne soyez tentée par la déco 100% naturelle en matières fécales ! Il faut environ 6 mois pour que cela soit acquis définitivement. Donc jamais sans mon alèse !

Quand je serai prêt, je te ferai signe !

1er signe : L’enfant marche, sait s’asseoir et se relever tout seul. Ce qui veut dire qu’il a acquis une certaine capacité psychomotrice et qu’il peut physiquement contrôler ses sphincters.

2ème signe : L’enfant commence à se sentir mal à l’aise dans une couche sale. Il voudra l’enlever ou vous préviendra qu’il a fait « pipi » ou « caca ».

3ème signe : La couche de l’enfant reste sèche plusieurs heures d’affilée.

Pipi, caca, je fais quoi ?

• Commencez par demander à l’enfant s’il veut aller sur le pot quand vous allez changer sa couche. Maintenant, il n’est pas question d’insister lourdement, il s’agit de suggérer sans avoir l’air d’y toucher.

• L’enfant apprend beaucoup par imitation, laissez-le venir avec vous quand vous vous rendez aux toilettes.

• Laissez-lui le temps de faire connaissance avec le pot, de s’asseoir dessus même habillé, histoire de se familiariser avec ce nouveau gadget.

• Le pot doit être facilement accessible pour que l’enfant le trouve en cas de besoin.

• Félicitez chaque petit progrès !

Mères, les choses que vous ne ferez point !

• N’en faites pas un sujet récurrent de conversation, cela risque de provoquer une certaine résistance chez votre petit rebelle.

• Ne le forcez jamais à aller sur le pot s’il n’en a pas envie, c’est le meilleur moyen de le braquer. Imaginez que votre boss (ou pire, votre belle-mère) vous oblige à aller vous asseoir sur les toilettes alors que vous n’en ressentez aucunement le besoin, seriez-vous conciliante et accommodante ? C’est bien ce qu’il me semblait.

• Pour un enfant, des toilettes peuvent paraître effrayantes, il peut avoir peur de tomber dans le trou. Parfois, même le fait que les selles soient aspirées dans un déluge d’eau peut impressionner l’enfant. Respectez ces peurs et facilitez-lui la tâche avec un pot adapté à sa morphologie.

• En cas de fuite, ne l’obligez pas à garder ses vêtements sales sur lui pour « l’éduquer». Ai-je besoin de ré-utiliser l’image de la belle-mère qui vous ferait subir le même traitement ? Les accidents et rechutes sont naturels, dédramatisez !

• Laissez définitivement tomber le « tu peux le faire pour maman»? C’est l’autonomie de votre petit que vous recherchez et pas une preuve de son affection. Le chantage maternel ce n’est plus tendance.