fruit du graviola

Graviola : ce puissant fruit exotique aux vertus anti-cancers

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Ce petit arbre appelé le corossol venu tout droit des forêts tropicales, mobilise les chercheurs depuis des décennies en raison des propriétés notamment les acétogénines, qui sont des composés naturels, toxiques pour les cellules tumorales.

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Il s’agit d’un petit arbre exotique de 3 à 10 mètres de hauteur connu chez les habitants autochtones des Caraïbes, d’Amérique centrale et du Sud, et d’Amazonie également, pour son usage médicinal traditionnel.
Une seule et même plante se cache derrière différentes appellations : corossol, graviola, sapotille ou encore guanabana selon les pays (l’Annona muricata, de la famille des Annonaceae).
Toutes les parties de l’arbre sont utilisées : feuilles, fleurs racines, graines, fruits, écorce. La pulpe blanche de ses gros fruits hérissés a le goût de litchi. Elle est consommée sous forme de jus de fruit, de smoothie, de beignets ou de sorbet.
 
corossol

Ce fruit exotique est riche en vitamine C, en fibres, en fer, en potassium, calcium, en acides aminés et en différents alcaloïdes.

Il est caractérisé par multiples vertus :

• diurétique,
• galactologue (favorise la lactation),
• antipyrétique (lutte contre la fièvre)
• antidiarrhéique
• antiparasitaire
• antiarthritique…

Les infusions de ses feuilles, fleurs, racines et écorce ont des propriétés

• calmantes,
• luttant contre les insomnies,
• les maux de tête,
• l’hypertension,
• le diabète
• l’asthme.

Quant aux graines, elles ont aussi des vertus

• antiparasitaires
• insecticides…

Par ailleurs, c’est sur le cancer que les études se concentrent le plus. Les chercheurs mettent l’accent sur l’action des principes actifs du corossol (en particulier de ses feuilles), propres à la famille des Annonaceae : les acétogénines comme l’annonacine.
Ces acétogénines seraient ainsi capables d’induire l’apoptose (mort cellulaire programmée) des cellules cancéreuses, en inhibant une enzyme (la NADPH-oydase), intervenant dans la synthèse de l’ATP, molécule fournissant l’énergie aux cellules via la mitochondrie.
Privée de sa « pile », la cellule cancéreuse verrait ainsi sa prolifération contrecarrée… »
Au laboratoire de Pharmacie et de Chimie de l’université de Purdue dans l’Indiana, structure de recherche soutenue par le National Cancer Institute américain, Jerry L. McLaughlin a largement étudié les propriétés des acétogénines.
Le scientifique affirme selon une découverte étonnante, dans une étude publiée dans le Journal of Natural Products en 1996, que certaines acétogénines du Corossol sont « 10 000 fois plus puissantes » sur des cellules du cancer du côlon que l’adriamycine (produit couramment utilisé en chimiothérapie cancéreuse).

En outre, l’organisme officiel Cancer Research UK souligne sur son site internet, ainsi que la revue internationale Oncology « aucune recherche n’a pu être effectuée jusqu’à présent sur l’humain… » Donc, en l’absence d’études cliniques, il faut être prudent surtout qu’il a été découvert qu’une consommation excessive de corossol est suspectée de provoquer des troubles nerveux.

Dix mille fois plus puissant

Tout cela serait découvert de la recherche à l’Université Purdue, aux États-Unis, il s’est avéré que le fruit corossol serait efficace pour tuer les cellules cancéreuses. Malheureusement, les résultats ne pouvaient pas être communiqués au public.
Sciences de la santé Institute, USA, au début de l’année 2000 a révélé que le fruit de graviola a la capacité naturelle comme un tueur de cellules cancéreuses, même jusqu’à 10 mille fois plus forte que celle de chimiothérapie.
D’après l’institut de recherche américain, en se basant sur les habitudes des Indiens vivant dans la jungle amazonienne, en plus de guérir le cancer, les fruits du corossol agissent également comme
• un agent antibactérien,
• antifongique
• efficace contre les différents types de parasites ou des vers.
• efficace pour abaisser la pression artérielle,
• la dépression,
• le stress,
• normaliser le système nerveux
Une autre étude publiée dans le Journal of Natural Products, menée à l’Université catholique de Corée du Sud a déclaré que l’un des acétogénine annonaceous, éléments chimiques contenus dans graviola, est capable de sélectionner, de distinguer, et tuer les cellules cancéreuses qui se développent dans le côlon

Les découvertes les plus spectaculaires des études sur le corossol

L’agent anticancéreux a également été en mesure de sélectionner et de ne tuer que les cellules cancéreuses du mal, tandis que les cellules saines restent intactes. Et ce contrairement à la chimiothérapie qui ne distingue pas entre les cellules cancéreuses et les cellules saines. Les cellules reproductrices (tels que l’estomac et les cheveux) ont été tués dans la chimiothérapie.
Finalement, la cerise sur le gâteau : une des caractéristiques du fruit corossol serait de protéger le système immunitaire et de prévenir les infections mortelles.