hypothyroidie

L’hypothyroïdie : symptômes et préventions

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Une fatigue aménageant le corps et l’esprit peut être plus que le résultat d’un rythme de vie soutenu. Le déficit d’hormones thyroïdiennes peut en être la cause d’autant plus qu’il s’agit d’une femme jeune et obèse.

L’hypothyroïdie, une maladie fréquente

L’hypothyroïdie est le trouble le plus fréquent de la glande thyroïde. Un manque de synthèse de ces hormones peut être la conséquence d’une anomalie congénitale, d’une carence d’iode, de trouble auto-immun, d’une prise médicamenteuse, d’une maladie de surcharge ou toute autre cause pouvant altérer le fonctionnement normal de la glande.
Ces hormones, dites du métabolisme, interviennent effectivement dans le métabolisme des différentes cellules. Ce qui explique la diversité des symptômes confrontés lors de l’hypothyroïdie.

Certaines maladies doivent alerter

L’obésité chez la femme doit faire penser aux habitudes alimentaires mais aussi à sa thyroïde. La diminution du métabolisme secondaire à l’hypothyroïdie est souvent responsable d’un surpoids voir obésité.
Une attention particulière lors de l’interprétation d’un bilan lipidique est nécessaire. En effet, l’hypercholestérolémie peut n’être que la conséquence d’une hypothyroïdie.
Plusieurs maladies auto-immunes ou endocriniennes peuvent y être associées et doivent y faire penser. Des anémies de tout type peuvent être observées, souvent macrocytaires. L’hypothyroïdie peut alors révéler une anémie de Biermer associée dans le cadre d’une polyendocrinopathie auto-immune.

Principaux symptômes de l’hypothyroïdie

La thyroïde est considérée comme le thermostat de l’organisme. Son mal fonctionnement conduit à une froideur des extrémités et une frilosité, ainsi qu’au ralentissement de tout le métabolisme de l’organisme explique la fatigue persistante, la confusion, les troubles de la mémoire, l’hypersomnie et l’humeur dépressive. S’y associent une constipation par ralentissement du transit, une bradycardie, des douleurs des articulations et des crampes par atteinte neuromusculaire. Des troubles sexuels sont souvent présents : absence de règles, infertilité, écoulement mammaire….
En outre, l’infiltration des tissus par des glucosaminoglycane, en excès suite au manque d’hormones thyroïdiennes, se traduit par une voie rauque, des ronflants, un visage bouffi et un œdème localisé au niveau de la jambe.

Parfois grave…

Une forme particulière de l’hypothyroïdie appelée myxœdème. La température du corps s’abaisse alors, et une anémie apparaît, des convulsions, un ralentissement du rythme respiratoire accompagnée de risques d’insuffisance cardiaque congestive. C’est un tableau qui nécessite une prise en charge urgente par crainte que le pronostic vital soit compromis. Il peut s’agir dans ce cas d’une souffrance neurologique, dune insuffisance respiratoire aigue ou d’une défaillance de la pompe cardiaque.

Diagnostic facile et traitement encore plus facile

Un bilan sanguin dosant les hormones est suffisant pour établir le diagnostic. Puis, le diagnostic étiologique est plus délicat mais n’est pas toujours nécessaire. Le recours à un traitement substitutif est la solution après le dépistage d’une éventuelle insuffisance surrénalienne ou coronarienne associée qui doit être pris en charge avant l’instauration du traitement. On commence par des petites doses puis on fait augmenter par palier jusqu’à avoir un taux hormonal dans les normes. Cette posologie doit être poursuivie le plus souvent à vie.