insomnie cause et prise en charge

Insomnie : causes et prise en charge

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Près d’un tunisien sur cinq se plaint d’un trouble de sommeil. Les raisons sont multiples et variables selon les cas. Les bonnes, les adéquates et les nouvelles stratégies de prise en charge d’une manière efficiente existent. Un tour d’horizon pour contrecarrer un trouble de sommeil.

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L’insomnie un trouble nocturne courant

Nous passons en moyenne le tiers de notre vie à dormir. Des sujets dorment moins que les autres. Le nombre d’heures conseillé à dormir chaque nuit est de six à huit heures. 20% à 30% des adultes de 40 à 50 ans se plaignent d’un trouble insomniaque, c’est-à-dire qu’ils ont du mal à s’endormir pendant un mois ou plus ou bien de retrouver le sommeil au moins trois nuits par semaine et ceci retentit sur leur lendemain et leurs tâches du quotidien.

Les causes de l’insomnie

Il existe de nombreuses causalités qui constituent des inhibiteurs d’un sommeil apaisant pour se réveiller le matin en bonne forme et retrouver son énergie au cours de la journée. Parmi ces causes, il y a la dépression, l’insomnie est présente dans 80% des cas de dépression.
La dépression se traduit par des réveils précoces, les troubles anxieux plutôt par des difficultés d’endormissement. Ces décalages sont dus à une sécrétion trop précoce ou tardive de mélatonine, l’hormone cérébrale qui entraîne le sommeil, peuvent être traités au moyen de lampes spéciales. Quand la mélatonine est sécrétée trop tôt, on expose les patients à une forte lumière vers 21 heures pour retarder peu à peu cette sécrétion. Une luminothérapie matinale, vers 7 ou 8 heures, cela permettra, au contraire, de l’avancer.
En outre, il y a aussi l’anxiété et le stress, le bruit, la forte luminosité, l’exposition prolongée aux écrans. On peut retrouver une causalité organique telle une douleur, un trouble de la glande de la prostate, une maladie chronique comme le diabète ou une allergie comme l’asthme ou une affection de la glande thyroïdienne, des maux qu’il faut d’abord identifier, diagnostiquer et soigner, serait en cause dans 30 à 40 % des insomnies chroniques. Fréquentes chez l’obèse, les apnées fragmentent le sommeil et doivent être traitées, surtout en raison des complications cardio-vasculaires. Le syndrome des jambes sans repos ou une thrombose veineuse qui sont des pathologies à prédominance féminine, se traduit par des impatiences insupportables qui surviennent seulement le soir ou la nuit et ne se calment qu’en marchant.

La prise en charge des patients insomniaques

Le traitement se fait selon les cas. Certains cas comme pour les patients qui souffrent d’une dépression ou d’une anxiété, la prise en charge se fait par une voie médicamenteuse. Le traitement médicamenteux d’un syndrome dépressif comprend des antidépresseurs, des anxiolytiques ou bien des comprimés de mélatonine ou bien des petites doses de dopamine.
Cependant, actuellement, La consommation de ces médicaments a significativement diminué, mais ils apparaissent encore trop souvent comme l’unique solution à l’insomnie, même s’ils ne sont pas dénués d’effets secondaires de la dépendance, du rebond à l’arrêt du traitement, des troubles de la mémoire, etc. Il y a aussi parmi les moyens de prise en charge, les thérapies comportementales et cognitives. Globalement, les médecins privilégient actuellement les thérapies cognitives et comportementales.
En effet, la limitation de la durée de sommeil est très efficace chez les dépressifs, car elle augmente la pression de sommeil. Ils doivent aussi réapprendre à ne se coucher que s’ils ont vraiment sommeil et à se lever dès le réveil. Au besoin, on les entraîne à la relaxation, en associant un traitement cognitif pour lutter contre l’angoisse de l’insomnie. D’autres patients font recours à des méthodes alternatives comme la médecine chinoise et la sophrologie.

La prévention de l’insomnie

Les mesures préventives comportent une bonne hygiène de vie et également une hygiène du sommeil. En effet, l’hygiène du sommeil est importante aussi et renferme le fait de respecter des horaires réguliers de sommeil, de dormir sur une bonne literie dans une chambre sans un écran de téléphone, sans un ordinateur ni télévision, réservée au repos, et dans le noir et le silence, à température modérée.

Il s’agit aussi d’éviter les siestes prolongées de plus de 20 minutes, surtout en fin de journée, et les produits excitants le soir comme la théine, la caféine, l’alcool, la nicotine, le sport et les dîners copieux ou riches en glucides (les pâtes, les sucres…). Parmi les conseils de prévention, prendre le matin les médicaments qui perturbent le sommeil comme les bêtabloquants, bien s’exposer à la lumière du jour et avoir une activité physique régulière comme la marche, le jogging, le vélo ou encore la natation.