lactose free

L’intolérance au lactose

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Avez-vous déjà entendu parler d’un régime sans lait ? Non ce n’est pas une conduite à la mode, bien que certains la trouve ainsi. Cette diète est crucial pour les gens souffrant d’intolérance au lactose, sucre naturel contenu dans le lait, afin d’éviter un mal être digestif.

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Pas une allergie mais une intolérance…

Contrairement à l’allergie au lait, qui s’intègre dans le cadre d’une hypersensibilité vis-à-vis une substance bien déterminée et qui provoque des manifestations d’ordre général à chaque exposition, l’intolérance au lactose est la conséquence d’un déficit partiel ou total d’une enzyme. La lactase est produite habituellement par l’intestin pour digérer le lactose. La diminution de cette enzyme empêche le bon déroulement des choses. L’accumulation de cette substance dans le colon est bien accueillie par les bactéries qui y résident. La fermentation bactérienne, phénomène physiologique participant à la digestion, s’accrue et serait responsable des manifestations de la maladie.

Entre l’hérédité et un mauvais mode de vie qui est le coupable?

Il serait juste de dire que l’une ou l’autre peut être à l’origine de ce phénomène. On distingue, en effet, 3 types d’intolérance au lactose. Le déficit enzymatique congénital est une affection héréditaire qui se manifeste depuis la naissance. Le deuxième type étant l’intolérance primaire par opposition à l’intolérance secondaire à des troubles gastro-intestinale et qui présente le troisième type. Quand primaire, c’est la non consommation de produits laitiers qui induit l’incapacité de sécrétion de lactase. Les nourrissons semblent les plus influencés. Un sevrage de lait et dérivés diminue jusqu’à 90% de cette production au cours des 4 premiers années de vie. Le troisième type est un état temporaire faisant suite à certaines affections par exemple le syndrome du colon irritable, la maladie de Crohn, un parasite intestinale…

Et puis si on ingère le lactose et qu’on est intolérant ?

Le degré de l’intolérance diffère d’un individu à l’autre en fonction de la production plus ou moins insuffisante, voire absente de lactase par l’organisme, fait expliquant la variété des manifestations. Dans les minutes, voir les heures, suivant l’ingestion du produit laitier, les personnes intolérantes au lactose présentent un ballonnement abdominal, des douleurs et crampes abdominales, des diarrhées qui peuvent durer jusqu’à 5 jours, des vomissements surtout chez l’enfant, une fièvre et au court terme une perte de poids. Rarement tous les symptômes coexistent. La chronologie des signes permet d’établir le lien cause-conséquence qui peut être confirmé par des simples tests biologiques.

Des solutions ?

Ne disposant pas d’un supplément pouvant nous égarer le mal-être consécutif à l’ingestion de lactose, exclure le sucre du lait est bien évidemment le seul moyen. Les produits laitiers, on peut s’en débarrasser, mais il n’y a pas que ça ! En effet, le lactose est utilisé comme additif alimentaire et peut ainsi être présent dans la charcuterie, les articles de boulangerie, les potages, les jus de fruits et les céréales. Dans plusieurs médicaments il s’agit bien d’excipient.
En suivant un régime sans lactose on doit assurer l’apport nécessaire du calcium à partir d’autres source. Les légumes vert foncé comme le brocoli, et les poissons tels que le saumon et la sardine en sont riches. La supplémentation en vitamine D est aussi importante pour répondre aux besoins de l’organisme.