Kystes de l'ovaires

Les kystes ovariens quand faut-il s’inquiéter ?

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Un kyste ovarien est une formation kystique qui se développe au dépend d’un ou de deux ovaires. On parle de tumeur fréquente qui atteint les femmes depuis la puberté jusqu’à la ménopause mais parfois même après.

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Quand doit-on y penser ?

Les kystes ovariens sont en général asymptomatiques et de diagnostique est souvent fait à l’occasion d’une échographie pelvienne faite pour une autre raison. Néanmoins, certains signes doivent amener à y penser notamment les douleurs du bas ventre ou une simple sensation de pesanteur d’autant plus qu’ils s’agissent de symptômes unilatérales et cycliques rappelant les changements hormonaux. Des troubles des cycles menstruels tels des règles irrégulières ou des petits saignements en dehors des règles et des douleurs durant les rapports sexuelles peuvent se voir.
 
ovaires sain et enflamme
 
En cas de signes plus bruyants, une complication doit être suspectée. Si le kyste est volumineux il tend à compresser les organes de voisinages, phénomène traduit par des troubles mictionnels et des besoins urinaires impérieux, des problèmes digestifs tel une constipation ou un œdème par compression veineuse.
Les ovaires polykystiques, c’est-à-dire contenant de multiples kystes sont plutôt une maladie hormonale pouvant être héréditaire, qui associe à degré divers les signes suivants : obésité, acné, pilosité importante, absence de règles, infertilité.
 
kyste de l'ovaire

Un kyste de l’ovaire est-il dangereux ?

Distinguons tout d’abord les kystes fonctionnelles des organiques. Les premiers sont les plus fréquents et toujours bénins. Ils sont provoqués par une stimulation hormonale inadéquate, et disparaissent spontanément ou la suite de quelque semaines de traitement médical.
Les kystes ovariens organiques résultent d’un développement anormal des cellules de l’ovaire et donc ne répondent mal à un traitement hormonal. Ils sont bénins dans 95 % des cas mais cancéreux dans les cas restants. Le pronostic du cancer de l’ovaire est sombre. Cette possibilité même minime, constitue la hantise devant un kyste organique. D’où la nécessité d’une kystectomie souvent par célioscopie pour étude du tissu réséqué.

Même un kyste bénin peut être grave par ses complications:

La torsion d’annexe est la complication la plus redoutable et qui nécessite une intervention dans les brefs délais. Le kyste à cause de sa taille tourne sur lui-même, entraînant une rotation de la trompe et un pincement des artères, donc un risque d’ischémie dans quelques heures. La femme ressent dans ce cas une douleur brutale, intense et incessante, souvent associée à des nausées et des vomissements.
Ailleurs, des douleurs importantes et des saignements sont rencontrés au cours d’une rupture intra-péritonéale du kyste ou d’un saignement intra ou extra kystique. A ces symptômes vient s’ajouter la fièvre lors de l’infection du kyste. Toutes ces complications incitent une intervention chirurgicale pour enlever le kyste et traiter les dégâts secondaires, chose qui n’implique pas la fertilité sauf en cas de nécrose ou de destruction de l’ovaire.

Et la grossesse ?

Un kyste ovarien peut retarder l’apparition d’une grossesse. Du côté atteint en effet, le follicule ne parvient pas à évoluer vers un ovule. L’ovulation ainsi bloquée, la fertilité se trouve compromise.
Et quand le kyste se développe pendant la grossesse, les complications sont plus fréquentes. Mais le traitement dans ce cas doit être différé, au moins pas au cours du premier trimestre. Ceci dit la pratique d’une césarienne lors de l’accouchement ou parfois à un âge prématuré de la grossesse s’impose.