Mon mec à moi

Ejaculation précoce Elle court…Elle court… !

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Ejaculation précoce Elle court…Elle court… !

On entend par éjaculation précoce le mécanisme par lequel l’homme atteint l’orgasme peu de temps après avoir inséré son pénis dans le vagin de la femme, ou même avant de l’avoir fait.

En réalité, le terme «précoce» n’est pas exact. Précoce par rapport à quoi? Par rapport à l’orgasme de la partenaire? Ou en fonction de la durée d’un rapport sexuel qui serait fixée arbitrairement? Il est préférable de parler d’éjaculation prématurée… Ce trouble n’est pas tant dû à l’excessive rapidité de l’éjaculation qu’à l’incapacité de l’homme à exercer un quelconque contrôle sur l’orgasme: il ne réussit pas à se retenir et l’orgasme devient «inévitable».

«L’éjaculation précoce est le dysfonctionnement sexuel masculin le plus fréquent au monde, il vient en tête de liste avant les troubles érectiles, dit le Dr. Ahmed Ennaifer, médecin sexologue. C’est la situation dans laquelle l’homme est incapable d’exercer un contrôle volontaire sur son réflexe éjaculatoire parce qu’une fois excité sexuellement, il atteint l’orgasme avant sa partenaire».

L’éjaculation précoce peut être liée au comportement de l’homme ou à certaines modalités de l’acte sexuel

– Plus les préliminaires sont rapides et la partenaire peu excitée, plus l’éjaculation est perçue comme prématurée.

– Plus l’orgasme féminin est lent, plus l’éjaculation semble arriver trop tôt.

Il est compréhensible alors qu’un homme considéré comme trop rapide et rejeté par une partenaire puisse parfaitement trouver une harmonie sexuelle auprès d’une autre femme. Il peut arriver également qu’un homme qui se considérait comme normal ait, en changeant de partenaire, à affronter un problème qu’il ne croyait pas avoir. Le spécialiste se retrouve souvent confronté à des couples qui jouent à un jeu de massacre, chacun revendiquant sa propre normalité et projetant sur l’autre la responsabilité du désaccord sexuel.

Pourquoi ça m’arrive?

Il semble que ce trouble ne soit pas toujours le signe d’une véritable pathologie. Les jeunes hommes ayant une tendance à l’éjaculation précoce sont plus nombreux qu’on ne le croit. Il faut dire que ce problème a tendance à disparaître avec le temps, parce que l’individu réussit à obtenir un meilleur contrôle de lui-même ou acquiert des techniques sexuelles plus appropriées. Si le problème persiste, cela veut dire que les origines en sont plus profondes et qu’on peut le résoudre avec un spécialiste. La plupart du temps, l’origine du trouble réside dans le tempérament hyperémotif et anxieux du patient, dans un trouble de l’affectivité. «La cause peut être aussi un défaut d’apprentissage,» poursuit le Dr. Ennaïfer. C’est-à-dire que «l’homme n’a pas appris à dominer son excitation sexuelle. C’est à mon avis la cause la plus fréquente.» Il y a aussi les conflits conjugaux, et il ne faut pas non plus exclure les infections génitales et la présence de fragilités organiques, celles-là mêmes qui sont à l’origine de l’impuissance. Notons que l’éjaculation précoce peut souvent être un avertissement de l’incapacité, pour cause organique, à maintenir l’érection, surtout si cela apparaît après 40 ans.

Quelles thérapies pour vaincre l’éjaculation précoce ?

Il existe plusieurs thérapies allant de la psychosexologie à la chirurgie en passant par le traitement médicamenteux.

  1. «La thérapie du couple est la plus indiquée dans ce genre de problème. Elle a donné les meilleurs résultats, dit le Dr. Ennaïfer. Cette thérapie consiste à discuter avec le couple, à faire le tour de tous les problèmes qui lui sont inhérents, dont la relaxation et où la femme joue un rôle très important. Le schéma thérapeutique peut varier d’un couple à l’autre, mais la coopération de la femme reste la clé de voûte du problème.»
  2. Il y a aussi le traitement psychosexuel et comportemental qui donne de bons résultats chez les personnes hyperémotives. C’est ce qui se passe avec des techniques particulières destinées à diminuer l’anxiété. En revanche,

    si le trouble dure depuis longtemps, les injections intracaverneuses peuvent apporter une aide efficace à la psychothérapie parce qu’en maintenant la rigidité, elles offrent au sujet la possibilité d’avoir l’expérience d’un contact prolongé.

  3. Il y a les médicaments retardateurs qui sont des antipsychotiques. Ils agissent en bloquant au niveau central les voies qui commandent l’éjaculation. L’utilisation de ces médicaments a été abandonnée à cause de leurs effets secondaires (apathie) et parce que le traitement sexologique (thérapie de couple) apporte un meilleur résultat. Jusque-là, c’est donc la thérapie basée sur le couple qui remporte le plus de succès… Il faut apprendre à se connaître intimement dans la diversité de nos personnalités!

Essayez la technique stop-start

Cette technique a été mise au point par un urologue, James Seman, en 1956. Elle consiste à obtenir un meilleur contrôle du réflexe éjaculatoire. Sa pratique est très simple: la partenaire stimule l’homme pour obtenir une érection et ceci jusqu’à ce que l’homme lui signale que l’éjaculation est imminente. A ce moment, la femme interrompt la stimulation. Après une courte pause, l’homme est à nouveau stimulé jusqu’à ce que l’éjaculation soit toute proche. Pour l’interrompre à nouveau. A la troisième ou quatrième séquence, il peut éjaculer. Quand le patient arrive à supporter cette stimulation interrompue un nombre incalculable de fois, il peut considérer que son problème d’éjaculation précoce est résolu.