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Apprendre en dormant

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Apprendre en dormant

Apprendre durant son sommeil

Des chercheurs français du Laboratoire de sciences cognitives et psycholinguistique (CNRS/ENS Paris/EHESS) en collaboration avec le Laboratoire des systèmes perceptifs (CNRS/ENS Paris) et le Centre du sommeil et de la vigilance (AP-HP/université Paris Descartes) de l’hôpital de l’Hôtel-Dieu – AP-HP viennent de démontrer qu’il est possible d’apprendre en dormant.
Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue « Nature Communications » en aout 2017. Cette recherche a intégré un groupe de 20 personnes. Les chercheurs ont diffusé des sons aux participant durant leur sommeil. A leur réveil, ils ont expérimenter la reconnaissance de ces sons.
En fait, les tonalités choisies n’ont pas été sélectionnées de manière aléatoire mais elles étaient des formes de bruits blancs ne représentant aucun signe différencié.
Les chercheurs ont relevé que c’est avec la répétition du passage des sons que les participants parviennaient à reconnaître ces bruits à leur réveil. Ainsi, les chercheurs ont pu valider l’apprentissage au cours de la phase du sommeil.
Ces travaux ont relevé également que le mécanisme de l’apprentissage au cours du sommeil ne se fait pas lors de n’importe quelle phase du cycle du sommeil mais c’est au cours des phases de sommeil paradoxal et de sommeil lent léger que l’individu est plus réceptif aux informations sonores.
A l’inverse, les chercheurs ont découvert que pendant le sommeil profond, les sons appris précédemment, pendant la phase de sommeil lent léger, sont oubliés, « désappris », comme effacés.

Ces résultats confirment avec « l’idée que le sommeil lent léger et le sommeil paradoxal sont des états favorables à la plasticité cérébrale et à la consolidation active de la mémoire, alors que le sommeil lent profond permettrait une forme d’oubli nécessaire pour éviter l’accumulation de souvenirs jour après jour. »

Les chercheurs ont observé, que la capacité d’apprentissage est dysfonctionnelle durant la phase du sommeil lent.
Ce type d’apprentissage engage une problématique de confiance au moment de l’apprentissage. Il a aussi des séquelles sur la qualité du sommeil. En faisant écouter les bruits aux participants participant à l’étude neuroscientifique pendant leur sommeil, les chercheurs ont constaté qu’ils activent les aires cérébrales impliquées dans l’écoute et cela peut induire des effets délétères à court ou à long termes.

Le maintien de la qualité du sommeil est important pour la fonction cérébrale des individus.

Source : Communiqué presse CNRS – Apprendre et oublier pendant son sommeil : deux processus étroitement liés ?