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Cancer du sein et Bisphénol S

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Cancer du sein et Bisphénol S

L’exposition au Bisphénol S multiplie les cellules cancéreuses lors d’un cancer du sein

Dans les pays où le bisphénol A (BPA) est interdit dans tous les contenants alimentaires, comme c’est le cas de la France depuis 1er janvier 2015, les industriels l’ont remplacé par le bisphénol S (BPS).
Or, de plus en plus d’études dénoncent les effets du Bisphénol S.

C’est le cas de cette étude scientifique réalisée par des chercheurs américains de l’Université d’Oakland et présentée au congrès de l’association américaine d’endocrinologie à Orlando en Floride début avril 2017.
Cette étude démontre que l’exposition des femmes atteintes d’un cancer du sein à un perturbateur endocrinien, soit dans ce cas le bisphénol S (BPS), un substitut du bisphénol A, engendre une aggravation de leur maladie cancéreuse hormono-dépendante.

Après une exposition des cellules cancéreuses au BPS durant six jours, les chercheurs ont remarqué que celui-ci se révélait aussi nocif que le bisphénol A, en imitant les effets des oestrogènes dans les cellules cancéreuses.

Les cellules cancéreuses ont vu leur nombre augmenter de 12 % en présence de faibles doses de BPS et jusqu’à 60 % pour les doses d’exposition les plus élevées.

Dans les faits, le BPS a intensifié, après 24 heures, l’expression du récepteur des oestrogènes alpha (ER alpha), positif dans 2/3 des cancers du sein, et l’expression du gène BRCA1, tout comme l’oestrogène.
Or le National Cancer Institute signale que 55 à 65% des femmes qui héritent d’une mutation du gène BRCA1 développeront un cancer du sein.