Dormir plus pour grignoter moins

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dormir plus pour grignoter moins

Des études avaient déjà démontré qu’en dessous de 7 heures de sommeil par nuit pour les adultes, les risques de déprime, de stress, d’anxiété, de fatigue, de problèmes cardio-vasculaires, de blessures et les comportements alimentaires (comme le grignotage nocturne) mauvais pour la santé augmentent.

Plus de sommeil aide à réduire son apport en sucre

Ajouter du temps de sommeil à son compteur est l’habitude la plus saine à adopter pour limiter les fringales, selon une nouvelle étude de chercheurs du King’s College London publiée en janvier 2018.
Ainsi, 90 minutes de sommeil supplémentaires permettraient de réduire de 10 grammes son apport en sucres ajoutés en limitant le grignotage et l’attrait pour les aliments gras et sucrés.

Cette quantité concerne aussi bien les sucres ajoutés des produits industriels que les sucres utilisés en cuisinant à la maison ainsi que le miel, sirops et jus de fruits.
Les chercheurs ont remarqué une réduction de la consommation totale de glucides chez les dormeurs.

Pendant les sept jours de l’expérience, 86 % des participants ayant reçu des conseils pour améliorer leur sommeil (éviter la caféine avant de se coucher, établir une routine relaxante, ne pas aller au lit affamé ou trop lourd, etc.) ont passé plus de temps au lit et dormi entre 52 minutes à 1 heure et demi de plus. Seulement trois participants ont réussi à atteindre la moyenne hebdomadaire recommandée (soit entre 7 et 9 heures de sommeil par jour).
Les chercheurs de ces travaux voient dans cette approche personnalisée un moyen de changer facilement les habitudes des adultes en bonne santé et de lutter contre le manque de sommeil généralisé, considéré comme un problème de santé publique.
Bémol de l’étude : la qualité de ce sommeil prolongé. Les chercheurs avancent qu’ « une période d’adaptation à toute nouvelle routine peut être nécessaire ».

Ces travaux cliniques ont été édités dans « l’American Journal of Clinical Nutrition ».