Engagement des politiques de santé pour mettre fin à la tuberculose

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Tuberculose

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) parue le 30 octobre 2017, les interventions menées à l’échelle mondiale pour sauver des vies de patients atteint de la tuberculose ont été nombreuses.
En effet, ces actions sanitaires ont permis de préserver la vie de 53 millions de personnes depuis l’année 2000.

La tuberculose demeure une des maladies infectieuses les plus mortelles dans le monde.

La tuberculose demeure une des maladies infectieuses les plus mortelles dans le monde, même si dans de nombreux pays comme les pays développés, il y a eu des avancées en matière de prise en charge et de soins de prévention.

Dans ce cadre, un engagement politique mondial a été entrepris pour éradiquer la maladie de la tuberculose d’ici l’horizon 2030. A titre d’exemple, en 2016, on estime à 10,4 millions le nombre de nouveaux cas de tuberculose dans le monde, dont 10% de personnes vivant avec le virus du VIH. Par ailleurs, sept pays subissent 64% de la charge totale de cette pathologie infectieuse. Il s’agit de l’Inde, la plus rudement affectée par la tuberculose, suivie de l’Indonésie, la Chine, les Philippines, le Pakistan, le Nigéria et l’Afrique du Sud. D’après les estimations de l’OMS, 1,7 million de personnes sont mortes de la tuberculose, dont presque 400 mille personnes co-infectées par le VIH, ce qui représente une diminution de 4% par rapport à l’année 2015.

En outre, la tuberculose multirésistante demeure un problème de santé publique et une menace pour la sécurité sanitaire. L’OMS estime à 600 mille cas le nombre de nouveaux patients présentant une résistance à l’antibiotique « rifampicine » qui est le médicament de première intention et le plus efficace. Environ 50% de ces cas antibio-résistants sont localisés en Inde, en Chine et en Russie.

Le Dr Mario Raviglione, Directeur du Département Halte à la tuberculose de l’OMS a déclaré : «Le nombre de décès et l’ampleur des souffrances parlent d’eux-mêmes: il faut aller plus vite». Il a ajouté «Il sera fondamental d’agir vite en faveur de la couverture sanitaire et de la protection sociale universelles, ainsi que de franchir des étapes décisives en matière de recherche et d’innovation afin de permettre à tous, et en particulier aux populations les plus pauvres et les plus défavorisées au monde, d’accéder aux meilleurs soins centrés sur le patient».

Les contraintes à l’éradication de l’infection de la tuberculose sont l’absence de diagnostic précoce de la maladie, la multirésistance aux antibiotiques et les insuffisances au niveau financier. Ces facteurs expliquent les progrès lents en matière de lutte contre la tuberculose. En 2016, seul un patient sur cinq, atteint de tuberculose multirésistante, a entamé un traitement. L’Inde et la Chine ont dénombré 39% des cas non traités.
La réussite du traitement est de 54% à l’échelle mondiale, reste réduite. En ce qui concerne les revenus qui sont alloués aux investissements pour combattre la tuberculose, pour les soins et l’action préventive, il manque environ 2,3 milliards de dollars sur un montant de 9,2 milliards de dollars d’investissements nécessaires en 2017 dans les pays pauvres et en voie de développement. Et il faudrait au moins un montant de 1,2 milliard de dollars supplémentaires annuellement pour faire avancer le développement de nouveaux vaccins, la mise sur le marché de nouveaux produits de diagnostic et de nouvelles thérapeutiques.

Les chiffres de la tuberculose en Tunisie

En Tunisie, le taux d’incidence de la tuberculose pulmonaire reste stable depuis 10 ans avec 12% de cas pour 100 mille habitants, et 93% de patients soignés. Ce qui représente tout de même, en 2016, 31 nouveaux cas de tuberculose pour 100 mille habitants dont 40% sont atteints de tuberculose pulmonaire et 60% extra-pulmonaire affectant principalement les ganglions lymphatiques ainsi que 13 patients atteints de tuberculose ultra-résistante aux médicaments.

Crédit Photo: Janice Carr Content & CDC/ Dr. Ray Butler; Janice Carr – Licence Domaine Public