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L’Europe se mobilise contre les perturbateurs endocriniens

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L’Europe se mobilise contre les perturbateurs endocriniens

Nouvelle définition des perturbateurs endocriniens

Le 4 juillet 2017, les états membres de l’Union européenne ont adopté une nouvelle définition des perturbateurs endocriniens. C’est une procédure essentielle qui va vers l’encadrement de l’usage et / ou l’interdiction des perturbateurs endocriniens nuisibles à la santé de l’homme sur le marché européen. Les perturbateurs endocriniens sont utilisés dans les insecticides, des produits chimiques divers, les emballages notamment les packagings alimentaires, les cosmétiques, les jouets, les tickets de caisse, etc. et provoquent une fluctuation du système endocrinien.
Dans la nouvelle définition les perturbateurs endocriniens sont « des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle étrangères à l’organisme qui altère les fonctions du système endocrinien (dépendant des hormones) et entraîne par la suite des effets néfastes pour la santé chez l’organisme intacte ou sa descendance ».
La nouvelle définition est semblable à celle qui existait dans le texte précédent. Toutefois, un « lien de cause à effet » est évoqué, c’est-à-dire dans le cas où une substance est soupçonné d’être un perturbateur endocrinien, elle pourra aussi être tenue responsable des conséquences néfastes pour la santé humaine, si le lien de cause à effet de l’action du perturbateur endocrinien est démontré.
Par ailleurs, le 4 juillet 2017, la commission européenne a lancé de nouvelles prédispositions et procédures avec l’application immédiate des nouveaux critères pour les substances en cours de réévaluation. Il s’agit d’une considération stratégique de toutes les expositions possibles à ces perturbateurs endocriniens.
En ce qui concerne, les travaux de recherche sur ces substances, un montant de 50 millions d’euros a été attribué pour évaluer, dès l’année 2018, les conséquences des expositions à ces substances chimiques.

Parmi les mesures entreprises, en France notamment, notons, l’octroi de plus moyens pour l’information des consommateurs et pour la recherche sur les perturbateurs endocriniens et l’usage d’alternatives à ces produits chimiques.

Plus de 800 perturbateurs endocriniens déjà identifiés

Les études, ont permis d’identifier plus de 800 PE. Certains sont naturellement présents dans l’environnement et l’alimentation (phytoestrogènes, mycotoxines), mais la majorité sont des produits utilisés dans l’agriculture (pesticides), les plastiques (bisphénol A), les textiles (retardateurs de flamme), les cosmétiques (conservateurs types – trichlosan et parabène – ou plastifiants – phtalates), les produits d’hygiène (conservateurs), les parfums ou comme additifs alimentaires. A cela, il faut ajouter les métaux lourds (plomb, méthylmercure) et les polluants organiques persistants (dioxines, PCBs, DDT, etc.). Ils agissent en mimant l’action de l’hormone. Les études épidémiologiques associent les PE à des troubles ou maladies impliquant un dysfonctionnement du système endocrinien tels que l’obésité, le diabète de type 2, infertilité, désordres de la thyroïde, cancers hormono-dépendants (cancer du sein et de la prostate) et troubles cognitifs ou neurocomportementaux (hyperactivité, autisme) chez l’enfant.