Actualités

Une grenouille pour soigner la grippe

Publié le
Une grenouille pour soigner la grippe

Le mucus de grenouille efficient contre le syndrome grippal

Des scientifiques indo-américains ont identifié, chez un batracien appelé Hydrophylax bahuvistara, un peptide ayant le pouvoir d’éliminer le virus de la grippe.
Cette grenouille, a été découverte en 2015, elle vit dans les forêts du sud ouest de l’Inde.
Elle a de larges yeux rouges et un dos de couleur rouge-orangé et des bandes noires au niveau des parties latérales et des cuisses.
Le système immunitaire inné du petit animal secrète un mucus lorsqu’il rencontre certaines conditions.
Les chercheurs ont donc capturé des grenouilles, stimulés la sécrétion de mucus par des chocs électriques, recueillis ce mucus puis relâchés les batraciens.
Ils ont ensuite étudié le mucus de la grenouille. Ils ont analysé l’ensemble des molécules des secrétions.

Les grenouilles produisent différents peptides en fonction de leur habitat.
Le batracien appelé Hydrophylax bahuvistara est doté de 32 peptides chargés de défendre l’hôte.
Parmi eux, quatre peptides ont le pouvoir de combattre le virus grippal.
Cependant, un seul acide aminé s’est révélé inoffensif pour l’homme.

Dans le cadre de ces travaux, Joshy Jacob, co-auteur de l’étude a indiqué : « Nous avons simplement trouvé le peptide qui, chez la grenouille, se trouve être efficace contre les grippes de souche H1 ».

L’acide aminé retenu a été baptisé « urumine », en hommage à l’épée indienne souple nommée « urumi », fabriquée dans la zone d’origine de la grenouille.
En laboratoire, l’urumine a été testé sur différentes souches de la grippe saisonnière, survenues à différentes époques dont la souche la plus ancienne datait de 1934. Le peptide est efficace contre une majorité d’entre elles.

Cette chaîne peptidique active cible une protéine exprimée à la surface du virus de la grippe, l’hémagglutinine « H » de H1N1.
En effet, la substance protéique est nécessaire pour infecter les cellules de l’hôte. L’urumine interfère avec ce mécanisme infectieux et désorganise la stabilité du virus à la surface, cela permet de détruire le virus de la grippe.
Un premier test sur un modèle de souris a été probant.

Les chercheurs travaille maintenant à stabiliser ces peptides anti-viraux, pour en faire des traitements efficaces avant qu’ils soient détruits par les enzymes de notre organisme.

Source : Journal Immunity – Treating Flu with Skin of Frog
(photo : Hylarana malabarica grenouille indienne de la même famille Hydrophylax bahuvistara )