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La Malbouffe augmente le risque de cancer

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La Malbouffe augmente le risque de cancer

Même avec un poids normal, la malbouffe augmente le risque de cancer

L’incidence des cancers en lien avec la surcharge pondérale est aujourd’hui en augmentation. Une corrélation entre l’obésité et le risque d’une maladie oncologique est largement prouvée dans plusieurs études scientifiques.

Cependant des chercheurs américains du Mel and Enid Zuckerman College of Public Health, de l’Université de l’Arizona, de l’Iowa, de Purdue, du Collège de médecine Albert Einstein, du Kaiser Permanente Center for Health Research, du Harbour-UCLA Medical Center et de l’Université de Californie ont voulu vérifier la nature de ce lien.

Pour cela ils ont recueilli les données de 92.295 femmes participant à la cohorte Women’s Health Initiative (WHI), une étude longitudinale impliquant des femmes post-ménopausées et en bonne santé, âgées entre 50 et 79 ans.
L’analyse a évalué l’association entre un régime énergétique dense (qualifié de malbouffe car non équilibré) et le risque d’une maladie cancéreuse sur une période de suivi moyenne de 15 années. La densité alimentaire a été calculée en divisant l’apport énergétique quotidien et des aliments sans les boissons par le volume ingéré et le poids des aliments. Les maladies oncologiques qui sont corrélées à la surcharge pondérale ont été documentées par le rapport de l’Institut américain de recherche sur les cancers, comme les cancers du sein, colorectaux et rénaux. L’analyse des scientifiques américains a pris aussi en considération les facteurs de confusion possibles, dont l’âge, l’origine ethnique, le statut socio-économique, le tabagisme et autres facteurs de mode de vie. Au cours du suivi, 9.565 participantes ont été diagnostiquées avec un cancer.

L’analyse des scientifiques a révélé que le risque de cancer n’est pas lié à l’obésité . Ce risque est de 10% plus élevé chez les femmes d’IMC inférieur à 25 qui consomment un régime à forte densité énergétique par rapport à celles qui consomment un régime à faible densité énergétique.

Par ailleurs, après une prise en compte des paramètres de confusion, les régimes énergétiques denses ne sont en revanche pas significativement associés à chaque type de cancer au niveau individuel.
Et seules les femmes ayant un poids normal avec un indice de masse corporelle (IMC) à 25, ont une association positive entre les régimes énergétiques denses et les cancers considérés comme liés à l’obésité.
Par ailleurs plus le régime alimentaire à une densité élevée plus le risque de cancers considérés comme liés à l’obésité augmente (de 10 à 18%).

« Cette relation entre femmes en bonne santé et risques de cancers liés à l’obésité est nouveau et même contraire à notre hypothèse de départ », indique Cynthia A. Thomson, une des auteure de l’étude. « Nos résultats suggèrent que la seule gestion du poids n’est pas suffisante pour protéger des cancers liés à l’obésité et que les femmes devraient éviter les aliments ayant une densité calorique trop haute. »

Le message des chercheurs est d’éviter la malbouffe, d’adopter un régime équilibré et de maintenir un poids ‘normal’.

Source: Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics Aout 2017 – Association between Dietary Energy Density and Obesity-Associated Cancer: Results from the Women’s Health Initiative