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Piqûre de méduses : la conduite à tenir

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Piqûre de méduses : la conduite à tenir

Certaines espèces de méduses peuvent piquer les baigneurs en cette période estivale.
Des fragments de tentacules arrachés peuvent aussi flotter dans l’eau où ils sont alors pratiquement invisibles, mais conservent leur pouvoir urticant.

Bien que bénigne, la douleur de ce type de brûlure provoquée est intense.

Il convient donc d’agir rapidement comme le précise Ons Kéfi Daly Yahia, maître de conférences à l’Institut National Agronomique de Tunisie (Groupe de Recherche en Océanographie et Ecologie du Plancton) lors d’un workshop organisé par l’Union Européenne à Hammamet, destiné à la formation d’opérateurs techniques et de gestionnaires du risque méduse.

Une piqûre de méduse s’assimile toujours à une douleur intense, comme une brûlure ou une décharge électrique.

Que faire si vous êtes piqué ?

Il faut tout d’abord enlever les tentacules mais jamais avec des mains non protégées car elles se feraient piquer.  « Il faudrait retirer délicatement les fragments de tentacules visibles qui restent sur la peau en utilisant une pince à épiler.
Rincer ensuite abondamment avec de l’eau de mer ou du sérum physiologique (chaude de préférence mais pas trop tout de même pour éviter de se brûler…)
Si c’est possible, appliquer pendant cinq minutes une solution de bicarbonate de soude bouillie (50 % de bicarbonate de soude commercial, 50 % d’eau de mer) pour éviter les piqûres causées par les tentacules restées sur la peau.
Le vinaigre peut être utilisé pour certaines espèces.
Pour apaiser la douleur, vous pouvez prendre un antalgique type paracétamol ou un anti-inflammatoire (ibuprofène ou aspirine). En cas de démangeaisons, votre médecin vous prescrira une crème apaisante ou corticoïde, des antihistaminiques ainsi qu’un antalgique en cas de douleurs.

Ce qu’il ne faut pas faire en cas de piqure de méduse

Il ne faut jamais rincer à l’eau douce ni frotter, car cela stimule la libération du venin.
Ensuite, on racle doucement la peau avec le plat d’un couteau ou d’une carte rigide pour enlever les cnidocystes restants, après avoir fait éventuellement un emplâtre de sable humide pour les y piéger.

Il ne faut pas frotter, ni rincer surtout pas non plus la plaie à l’eau douce, cela ferait éclater les cellules urticantes. La sensation de brûlure ne ferait alors qu’empirer. Il ne faut pas inciser la plaie.

Ne jamais sucer le venin ou appliquer d’alcool sur la plaie.
En cas de malaise ou de gonflement continu, il ne faut pas hésiter à contacter son pharmacien ou la Protection civile.
Il ne faut pas toucher une méduse échouée même si celle-ci est morte depuis de longues heures car son venin est toujours actif.

Il est vrai que les méduses n’ont pas une bonne réputation, ajoute Dr Ons Kéfi Daly Yahia. Elles piquent, elles grattent, elles brûlent.
Aujourd’hui, il n’existe guère de remède efficace pour soulager le baigneur des brûlures cutanées provoquées par ces cellules urticantes.
De quoi inquiéter les baigneurs ! Mais on pourrait débarrasser la plage des méduses en sensibilisant les baigneurs et en installant des filets de protection permettant, aux estivants, les enfants en particulier, de se baigner en toute quiétude dans un périmètre de baignade sécurisé.