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Tunisie : Convention avec l’Unicef contre l’abandon scolaire

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La signature d’une convention avec l’Unicef en lien avec la lutte contre l’abandon scolaire. Une déclaration de partenariat visant à financer à hauteur de 16.5 millions de dinars le projet “L’école de la deuxième chance” a été signée, mardi, entre le ministre des Affaires Sociales, l’Ambassadeur du Royaume-Uni en Tunisie et la Représentante de l’UNICEF en Tunisie.

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“Ce projet de lutte contre l’abandon scolaire consiste à rouvrir des écoles à Jendouba et à Tunis ainsi que dans certains gouvernorats du sud tunisien après avoir fait peau neuve”, a déclaré, le ministre de l’Education, Mr Hatem Ben Salem, lors de la cérémonie de signature de cette déclaration qui s’est déroulée à Tunis, tout en ajoutant : “Ces écoles ont été dotées de salles de langue et d’informatique ainsi que de complexes culturels et sportifs outre des cantines, précisant qu’une prise en charge psychologique sera désormais fournie aux élèves.

Lutter contre l’abandon scolaire

Selon le ministre de l’éducation, ce projet représente la solution idoine pour lutter contre l’abandon scolaire qui touche plus de 100 mille élèves dont la tranche d’âge est comprise entre 12 et 18 ans, précisant que les décrocheurs scolaires seront encadrés et accompagnés pour être réinsérés dans leurs établissements ou dans les centres de formation.
 
Par ailleurs, le ministre des Affaires Sociales, Mr Mohamed Trabelsi a, pour sa part, mis l’accent sur les efforts déployés depuis 2002 par son département pour prendre en charge ces enfants, faisant remarquer que les centres de défense sociale accueillent plusieurs d’entre eux afin de les inciter à retourner aux bancs de l’école.
 
“Cependant cette initiative n’a pas été couronnée de succès”, a-t-il regretté, saluant le projet de l’école de la deuxième chance qui permettra aux élèves ne souhaitant pas poursuivre leurs études de s’inscrire dans de centres de formation. La représentante de l’UNICEF en Tunisie, Mme Lila Pieters a fait savoir que 50% des jeunes âgés de 18 à 25 ans ne sont pas diplômés et n’ont pas fini leurs études secondaires ou leurs cursus de formation professionnelle, soulignant que cela minimisera leurs chances de trouver un emploi adapté à leur formation. Elle a également lors de cette rencontre appelé les signataires de cette déclaration à redoubler d’efforts pour diminuer le nombre des décrocheurs scolaires et favoriser leur intégration dans des centres de formation.