Visite ministérielle au Centre de Médecine de Santé Scolaire et Universitaire

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Visite ministérielle au Centre de Médecine de Santé Scolaire et Universitaire

Le ministre de la santé M. Slim Chaker a effectué une visite surprise au centre de médecine de santé scolaire et universitaire de Tunis, le 15 septembre 2017, en compagnie de la secrétaire d’Etat, Dr Sonia Ben Cheikh et d’autres hauts cadres du secteur de la santé.

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Lors de cette visite, le ministre de la santé a insisté sur le rôle de la prévention, la sensibilisation et la maîtrise des maladies émergentes en garantissant la sûreté et la sécurité des environnements scolaires et universitaires. Les phénomènes de dépendance et de toxicomanie peuvent être dépistés et diagnostiqués dans les écoles, les collèges et les lycées. Le ministère de la santé appuie les professionnels de santé et les cadres d’administration et de gestion dans le bon déroulement de la fonction dans de bonnes conditions de soins des élèves et des étudiants tunisiens et également étrangers. Le centre de soins de santé dispose de 97 cadres dans le secteur de la santé dont 34 professionnels administrateurs et gestionnaires. Ce centre de soins joue un rôle important dans l’axe de la prévention, la réduction des affections qui peuvent toucher les enfants et les jeunes adolescents. Le ministère de la santé oeuvre également dans la protection de ces enfants et ces jeunes scolarisés pour grandir dans un environnement sain.

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Le centre de santé scolaire et universitaire assure des prestations de soins variées pour les enfants en péri-scolarité ou dans les établissements scolaires. La santé est un état complet de bien être physique et mentale pour tout individu. Pour la santé mentale les orientations de la médecine scolaire et universitaire est que les pédopsychiatres, les psychologues cliniciens et les orthophonistes travaillent en étroite collaboration. Le spécialiste en médecine scolaire fait le diagnostic des pathologies différentes. Les procédures médicales ne sont
pas simples. Lors des consultations cliniques, les médecins travaillent ensemble en étroite collaboration, parce qu’un élève peut développer des affections associées. Il y a la gestion du planning des examens pour les élèves et les étudiants. Des partenariats intersectoriels nationaux et internationaux, l’organisation structurelle et des améliorations de ce centre sont en cours de réflexion par des comités spécifiques issus du centre national de la santé scolaire et universitaire et des responsables au ministère de la santé. La médecine scolaire est un pilier important dans la santé de l’enfant qui est le futur adulte de demain.

Slim Chaker

M. Slim Chaker, ministre de la santé

Nous disposons de 2 millions sept cent mille élèves et étudiants. Le ministère de la santé prend en considération leur prise en charge d’une manière efficiente, en travaillant sur la prévention des pathologies pour garantir une éducation de qualité pendant l’année scolaire.
Plusieurs personnes ne sont pas conscientes de l’importance de la prévention, et c’est pour cette raison qu’on a organisé cette visite inopinée pour établir l’état des lieux du centre de médecine de santé scolaire et universitaire. Cette visite entre le cadre des de bases dans les établissements scolaires et les lycées. Il y a l’axe de pédopsychiatrie, de psychologie, etc.
La Tunisie a beaucoup progressé en matière de soins de santé. Les problématiques de santé ne sont plus aujourd’hui des maladies infectieuses comme de la grippe ou de la rougeole, mais il y a d’autres pathologies qui émergent et qu’on retrouve dans les EPL, des problèmes de délinquance, de drogues, de tabagisme, ces pathologies impactent sur la santé de la société tunisienne, puisque les jeunes dans les lycées grandissent et peuvent développer des séquelles plus graves à travers ces fléaux. Dans certains cas, les parents ne peuvent pas se rendre compte très vite et à temps de ces problèmes de santé et d’addiction.
La prévention démarre avant que le phénomène de la toxicomanie s’installe ou dans les premières phases de la dépendance, plus le diagnostic de ces addictions est précoce plus la prise en charge est efficace, ainsi, le traitement de ces affections addictives est plus facile et efficient aussi pour les élèves, les parents et le ministère de la santé.

Quelles sont les carences, les manques et les besoins de centre de santé en matière de médecine de spécialités ?

Le ministère de la santé va agir efficacement pour donner les moyens aux professionnels de santé de travailler dans de bonnes conditions et mieux qu’à l’état actuel. Ces spécialistes de santé font un effort particulier et mettent tout leur temps et toute leur force pour sauver nos enfants et le pays et consacrer la prévention utile et nécessaire. Nous allons appuyer leur oeuvre et la prise en charge des élèves et des étudiants, aussi bien à Tunis que dans les autres régions du pays. Il y a des dispositifs qui ne sont pas connus par le grand public, c’est que les élèves et les étudiants qui nécessitent une prise en charge peuvent s’adresser à des hôpitaux avec l’ordonnance du médecin, ils sont pris en charge gratuitement. Aujourd’hui, par exemple, j’ai trouvé un nouveau socle pour l’unité d’ophtalmologieet pour les élèves qui ne disposentpas de moyens pour faire des lunettes, il y a une prise en charge gratuite dans ce centre de santé et ces enfants peuvent venir dans le cadre de l’axe de prévention à
n’importe quel moment, s’adresser également au ministère de la santé, on a beaucoup travailler dans ce sens au ministère, au niveau de l’administration de ce centre et que je remercie, il y a beaucoup de mesures qui ne sont pas connues, sans oublier le rôle de la société civile.
Dans le cadre de la prévention, il y a aussi les vaccins. Le ministère a opéré pour fournir les lots de vaccins nécessaires. La prise en charge d’une maladie coûte plus chère en termes de prévention.
Autre chose, le traitement n’est pas seulement avec les médicaments, il y a un grand travail établi par le ministère de la santé, à l’échelle des internats, des restaurants universitaires, dans les écoles, dans les jardins d’enfants. On va opérer pour le contrôle de la propreté, de l’hygiène, de l’alimentation, l’environnement des dortoirs, des espaces du jour et de révision. Il y a beaucoup de travail au niveau du ministère de la santé dans ce cadre.

Nedra Grissi

Mme Nedra Grissi, Directrice du centre de médecine de santé scolaire et universitaire

Quels sont les examens qui peuvent être effectués dans le centre de soins de santé scolaire et universitaire ?

Les consultations médicales comme l’ophtalmologie, la médecine générale, la pédiatrie, la dermatologie, la psychologie et la pédopsychiatrie, l’optométrie et l’orthophonie.

Quels sont les axes de renforcement pour la prévention en termes de médecine scolaire et universitaire dans les établissements éducatifs ?

Les axes de prévention dans le secteur de la santé se réfèrent à la direction régionale de la santé. La première ligne intègre cette direction de santé. C’est la direction de santé de base qui gère les visites, les rencontres, les consultations des équipes de médecins de première ligne qui doivent assurer les prestations de soins scolaires. En ce qui me concerne, le centre de médecine de santé scolaire et universitaire est une institution autonome, budgétairement et administrativement, à l’échelle nationale. J’assure la gestion du centre qui comporte des médecins et des paramédicaux dont des soins généraux et infirmiers. Le rayonnement de la médecine scolaire pour les lycées concerne un pilier de la direction de santé de base.

Dr Guedri Nawel, Chef de service de médecine scolaire et universitaire à la direction régionale de Tunis

Quels sont les axes de la pratique de consultations médicales en termes de médecine scolaire et universitaire ?

Nous disposons de médecins spécialistes en médecine scolaire présents dans tous les centres de soins de base et les dispensaires qui se dotent d’un planning et d’une répartition à travers des jours réguliers pour se rendre que ce soit à des établissements préscolaires ou bien à des écoles, des lycées ou des institutions scolaires. C’est le même cadre pour le suivi épidémiologique, nous avons des spécialistes ainsi que les directeurs des établissements scolaires que nous recommandons sur par exemple le cas de l’absence de plus de 20 jours doit informer le médecin scolaire pour en connaitre la cause. Chaque médecin scolaire effectue son enquête pour élucider l’origine de l’absence de l’élève comme ce qui s’est passée l’année dernière dans le cas de l’épidémie de l’hépatite A. Cette enquête permet la prise en charge et la prévention à l’école, au niveau de la garderie ou dans les collèges et les lycées.

Dr Sabah Kesraoui, Pédopsychiatre au centre national de médecine de santé scolaire et universitaire

Quel est le rôle de la médecine psychique et de la pédopsychiatrie dans le centre national de médecine scolaire et universitaire ?

La pédopsychiatrie est importante dans le milieu de la santé scolaire et universitaire. Les problèmes de pédopsychiatrie s’accompagnent dans la majorité des cas des difficultés du milieu scolaire, l’exclusion et même l’échec scolaire. Par ailleurs, l’échec que rencontre un enfant exclu est très divers, de l’anxiété à des psychoses à des troubles envahissants de développement et notamment les troubles autistiques. Parmi ces troubles, il a donc les troubles de concentration, d’apprentissage, de l’anxiété et de la dépression. Ces contraintes du psychisme entraînent des troubles dans la scolarité, et en tant que personnel de la santé et pédopsychiatre, nous travaillons en étroite collaboration avec les ministères de la santé et de l’éducation. Le ministère de l’éducation intervient dans cette prise en charge. Le centre de médecine scolaire et ces ministères ont travaillé beaucoup ensemble.
Nous organisons des congrès et des séminaires pour sensibiliser le cadre éducatif aux différents troubles psychiques et de l’apprentissage. Toutes ces actions améliorent la prise en charge. Actuellement, la pédopsychiatrie a pris beaucoup de terrain. Il y a beaucoup d’actions qui ont été faites dans ce sens. Je dois aussi parler de la neurologie, de la psychiatrie comme le problème de l’épilepsie.