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L’OMS reconnaît l’addiction aux jeux vidéo comme une maladie

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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît désormais l’addiction aux jeux vidéo comme une maladie, selon la nouvelle Classification internationale des maladies publiée lundi.

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La CIM intègre de nouveaux chapitres dans sa classification

La Classification internationale des maladies (CIM) sert de base pour établir les tendances et les statistiques sanitaires, partout dans le monde, et contient environ 55.000 codes uniques pour les traumatismes, les maladies et les causes de décès. Pour la première fois, elle comporte de nouveaux chapitres tels que la médecine traditionnelle, la santé sexuelle ou encore « le trouble du jeu vidéo ».

« La CIM est un produit dont l’OMS tire une grande fierté » a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Elle nous permet de comprendre tant de choses sur les facteurs de maladie et de décès et sur les mesures à prendre pour empêcher la souffrance et sauver des vies ».

La nouvelle classification, qui a demandé plus de 10 ans de travail, comporte des améliorations significatives par rapport aux versions antérieures. Pour la première fois, elle est complètement électronique, et présentée sous un format bien plus convivial. De plus, la participation des professionnels de santé a pris une ampleur sans précédent, moyennant des réunions collaboratives et la soumission de propositions. L’équipe de la CIM au siège de l’OMS a ainsi reçu plus de 10.000 propositions de révision.

La nouvelle classification sera présentée à l’Assemblée mondiale de la Santé

La nouvelle classification sera présentée à l’Assemblée mondiale de la Santé, en mai 2019, pour adoption par les États Membres, et entrera en vigueur le 1er janvier 2022. La classification publiée lundi est un aperçu préalable qui aidera les pays à planifier leur utilisation de la nouvelle version, à en établir des traductions et à former les professionnels de la santé.

La classification est également utilisée par d’autres intervenants : les assureurs-santé dont les remboursements reposent sur les codes CIM ; les gestionnaires des programmes de santé nationaux ; les spécialistes de la collecte de données ; et d’autres acteurs qui suivent l’action sanitaire mondiale et décident de l’allocation des ressources consacrées à la santé.

Outre « le trouble du jeu vidéo » ajouté à la section sur les troubles de l’addiction, la nouvelle classification comporte d’autres nouveaux chapitres, dont un sur la médecine traditionnelle. Des millions de personnes y ont recours dans le monde et elle n’avait jamais été répertoriée dans ce système.

Un autre nouveau chapitre est consacré à la santé sexuelle. Il recouvre des affections auparavant classées ailleurs (par exemple, l’incongruence de genre, classée jusqu’alors avec les troubles mentaux) ou décrites différemment.