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Personnalité hypocondriaque : un malade imaginaire et puis ?

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On a tous croisé au moins une fois dans nos vies cette personne tellement malchanceuse qu’elle a attrapé toutes les maladies de l’univers. Souvent elle souffre, et à plusieurs reprises hospitalisée pour exploration des céphalées, des angines de poitrines… On les confond souvent avec les personnes hystériques, mais il s’agit plutôt de personnes hypocondriaques.

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Le malade imaginaire…

Contrairement à l’hystérique qui cherche à dramatiser sa vie pour attirer l’attention des autres, l’hypocondriaque est une personne qui est préoccupée de façon permanente et obsédante au sujet de sa santé ou du bon fonctionnement d’un ou de plusieurs de ses organes. Il est convaincu d’être victime d’une maladie grave, conviction déduite devant des symptômes courants et anodins, même si les explorations demandées par les médecins consultés se révèlent rassurantes. Plutôt, l’hypocondriaque va changer de médecin car il est persuadé que son mal terrible a été ignoré. On parle d’hypocondrie ou de névrose hypocondriaque quand la conviction d’être malade dure depuis plus de six mois.

Origine de l’hypocondrie :

Comme la psychologie humaine est complexe, il est difficile de pointer une seule cause de l’hypocondrie. Toutefois, les traits de chaque personnalité se dessinent au cours de l’enfance, et pour cette pathologie il s’agit souvent d’un entourage familial très protecteur avec une anxiété excessive concernant l’état de santé de leur enfant. Puis c’est à l’occasion d’un événement brutal souvent un deuil mais pas nécessairement un fait négative que se dévoile ce trouble. Avec l’âge, les traits hypochondriaques de la personnalité le plus souvent s’aggravent, d’autant que des symptômes ou des maladies véritables peuvent survenir du fait du vieillissement.

Et puis ?

Il existe des formes transitoires de préoccupations hypochondriaques, liées à un épisode dépressif par exemple, qui s’amélioreront avec le traitement de la dépression. Mais souvent, l’évolution est marquée par une aggravation de la préoccupation de l’hypocondriaque d’autant plus que la prévalence des maladies augmente avec l’âge. L’hypocondrie majeure est une pathologie du narcissisme, un repli sur soi complet. La sexualité, le rapport à l’autre, le monde extérieur sont désinvestis. On s’approche même des mécanismes de la paranoïa.
Dire que c’est un malade imaginaire ne diminue gère de la souffrance de la personne hypochondriaque. Ainsi, si vous vous trouvez un jour confronté avec une telle personne ou si vous avez l’un de vous proche qui manifeste cette pathologie essayez de ne pas banaliser sa peine et d’être à la fois compréhensif et rassurant. En effet, le traitement de l’hypocondrie repose essentiellement sur un abord psychothérapique principalement les psychothérapies cognitives et comportementales. Dans certains cas d’hypocondrie on serait tenté de prescrire un traitement psychotrope, antidépresseur ou tranquillisant, mais souvent garder au dernier recours par crainte de renforcer l’angoisse par ces molécules.