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Donia Chaouch, la « voix » lactée

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Donia Chaouch, la « voix » lactée

Il était une fois, une voix. Elle est née devant un micro, ou alors, à la naissance, elle est tombée dans les ondes, tant ses émissions sont réglées comme du papier à musique.

par Bochra Farah

La fée Radio, se penchant sur son berceau, a fait de la jeune adolescente qui présentait son premier direct sans peur et sans anicroche, une voix, puis un sourire publics et enfin une professionnelle aux mérites connus et reconnus. Les années n’ont altéré ni la voix, ni la beauté de la spécialiste des émissions de santé.
Mais quel est son secret ?

Du plus loin qu’on vous écoute, les questions de santé vous interpellent et on sent que le sujet vous passionne. D’où vient cet engouement ?

Mon grand-père maternel, mes oncles et tantes, ma mère, puisse-t-elle reposer en paix, travaillaient dans le domaine de la santé. J’ai baigné dans ce milieu, tant et si bien que la question, souvent récurrente, m’a intéressée puis, rapidement, passionnée.

Préparer une médicale nécessite beaucoup de lectures pour pouvoir poser les questions pertinentes qui seront débattues ensuite avec des spécialistes. N’y a-t-il pas le risque, au final, de voir le mal partout ?

A vrai dire, entre les directs, le « Vrai du faux » et « Santé pour tous », la documentation et les lectures nécessitent tellement de temps et s’enchaînent si vite qu’on n’a pas le temps de devenir hypocondriaque. En général, je m’attache aux recommandations des spécialistes et j’essaie d’appliquer leurs conseils de prévention au quotidien.
C’est également le cas de ma fille, 10 ans, qui ne boit plus une certaine boisson gazeuse, très prisée des enfants, depuis qu’elle a entendu, à la radio, qu’elle empêchait le calcium de se fixer sur les os…

Pour l’animateur, la voix est un outil de travail, vous entretenez la vôtre ?

Pas particulièrement, je fais attention aux coups de chaud ou de froid, l’hiver au chauffage et l’été à la climatisation. Sinon, quand je suis fatiguée, ma voix s’en ressent immédiatement en devenant enrouée, je prends alors du lait chaud ou du miel avec de la pâte de sésame.

Gourmande, alors ?

Oui, mais je me soigne (rires). Je fais attention à ce que je mange.
Pendant les années où j’ai occupé la fonction de directrice, j’ai mangé, gras, sur le pouce, un peu n’importe quoi, à des heures irrégulières, ce qui n’est pas très sain.
Actuellement, je suis revenue au bon panier-repas, avec des salades que je ramène de chez moi. J’ai plaisir à consommer des légumes et des fruits. Là, je me prépare ce que j’aime et je suis sûre de savoir ce qu’il y a dans mon assiette.

Vous cuisinez régulièrement ?

Oui, le dîner chez nous est sacré ; c’est le moment où on se retrouve autour du repas, étant donné que le midi, en semaine, chacun vaque à ses obligations.
Quand j’ai le temps, je cuisine avec plaisir, particulièrement le week-end.

Et le sport, dans tout ça ?

Bien sûr, à raison de deux séances par semaine, parfois plus, quand mon emploi du temps le permet. L’envie, elle, est toujours là (rires).

Zéro ride, un teint parfait, quel est votre secret ?

Pas de secret, je pense avoir une bonne hygiène de vie : activité physique, alimentation équilibrée avec beaucoup de fruits et légumes, pas de tabac, pas d’alcool.
Je ne bois que de l’eau, du lait ou des jus de fruits frais. Là encore, je pense avoir déteint sur ma fille qui fait bien la différence quand on fait les courses, entre un nectar de fruits bourré de sucre et un 100% jus de fruit. Elle décode les étiquettes des produits et traque l’huile de palme.

Une confidence : je n’ai jamais fait de traitement en institut de beauté. Même pas un nettoyage de peau.

Il y a bien un rituel beauté, alors ?

Mon geste beauté quotidien, c’est l’hydratation de ma peau qui le réclame.
Tous les matins, avant le maquillage, j’applique une crème hydrante.
Le soir je prends bien soin de me démaquiller en profondeur et de finir à grande eau, avant de réhydrater ma peau.
Mais 8 heures de sommeil me sont nécessaires, sinon, le physique et la voix s’en ressentent.

Vous n’aimez pas les interviews accompagnées de photos, pour quelles raisons ?

Dès mes débuts, j’ai eu l’immense bonheur d’être bien accueillie, puis aimée du public. Durant mes années de télévision, sur la chaîne nationale en langue française, j’étais un personnage public. On reconnaissait le visage après avoir connu la voix. Cela ne laisse pas
beaucoup de place à une vie privée que je veux préserver.
Aujourd’hui, pour ma famille, pour ma fille, je souhaite la tranquillité que ne peut apporter que l’anonymat, même si on continue à me reconnaître, à la voix.

Donia Chaouch

Son actu

C’est bien sûr son retour en direct, les lundis et mardis sur RTCI (11h-14h), au grand bonheur de ses fidèles auditeurs et au plaisir des dilettantes. Et puis, il y a les productions phare. « Santé pour tous », médicale hebdomadaire qui aborde des sujets plus ou moins graves, avec un parti pris de décontraction et d’accessibilité à tous, la santé concernant tout un chacun.
Chaque semaine, des médecins se succèdent aux côtés de Donia Chaouch pour traiter de questions d’actualité dans le domaine de la santé et/ou d’une pathologie. Présentation des maladies, prévention et traitements sont traités dans l’émission.
Les vendredis à 9h30. « Le vrai du faux » mène la vie dure aux idées reçues.
A 8h30, du lundi au vendredi, deux minutes quotidiennes présentent à chaque fois une croyance populaire et se proposent de démêler le vrai du faux, en matière de santé.