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Fertilité C’est l’histoire de la vie…

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Fertilité  C’est l’histoire de la vie…

Rome est plombée par la chaleur inhabituelle d’un mois de juin étouffant. Alors que des centaines de touristes se rafraîchissent au pied de la Fontaine de Trevi et que des centaines d’autres se bousculent pour pénétrer l’arène du Colosseo, l’avenir de l’humanité est l’objet d’intenses discussions. Les plus éminents gynécologues ont en effet choisi la ville éternelle pour débattre du futur de la procréation.

par Senda Baccar

Vaste sujet, préoccupant enjeu que celui de ces couples qui ne peuvent pas avoir d’enfant… le plus beau cadeau que le ciel offre si facilement à d’autres. Dans le partage des chances, si injustement inégal, intervient aujourd’hui la main miraculeuse de la science qui apporte à des couples en danger l’espoir de voir le ventre de l’épouse s’arrondir pour offrir la vie.

La 26ème réunion annuelle de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (Eshre) a été l’occasion de présenter les résultats de la plus vaste enquête jamais menée entre 2009 et cette année au niveau international, avec 10.000 femmes et hommes interviewés à travers le monde sur le site « www.startingfamily.com ».

La fertilité en marche

En collaboration avec l’Université de Cardiff, les laboratoires pharmaceutiques Merck Serono, leader dans le domaine, ont voulu comprendre ce qui se cachait derrière l’envie, le besoin de procréer. De l’Australie à la Russie, en passant par le Brésil, le Canada, le Danemark, la Nouvelle-Zélande, etc. Que de résultats surprenants et significatifs à travers cette étude ! Les hommes ressentent moins le besoin que les femmes de devenir parents. Ça, on le savait déjà. Mais savions-nous que les femmes étaient beaucoup plus ouvertes que les hommes au sujet de l’incapacité à avoir un enfant et qu’elles faisaient preuve d’une attitude bien plus positive que leur partenaire face aux traitements contre l’infertilité.

Fertilité, ça vous parle ?

Allons plus loin. La fertilité, qu’en savons-nous exactement ? Pas grand-chose semble-t-il… Moins de la moitié des couples interrogés savent qu’un couple est classé infertile après un an de tentatives infructueuses pour enfanter. Une proportion identique pense à tort qu’une femme de 40 ans a les mêmes chances de donner la vie qu’une trentenaire ! Mais ce n’est pas tout. L’ignorance du commun des mortels face aux questions de la procréation est surprenante. Ainsi, peu de gens (40% des personnes interrogées) savent que les hommes ayant contracté les oreillons après l’âge de la puberté ont 25% de risque d’être infertiles ! Encore moins de personnes savent que l’obésité féminine diminuait également la fertilité, de même que les MST.

Et si ça vous arrivait ?…

Vous n’auriez pas peur en revanche. Car la majorité d’entre nous savent que les traitements existent. Plus de 30 ans après la naissance à Londres de Louise Brown, premier bébé éprouvette, la technique est aujourd’hui maîtrisée. Et l’on connaît bien également les autres traitements permettant de surmonter les problèmes d’infertilité, notamment par la stimulation ovarienne. Oui, non seulement les gens le savent mais ils semblent également trouver le recours à ces solutions tout à fait normal et pas du tout « contre nature » ! Et ce, malgré les discordances religieuses ou sociales, malgré le coût ou le stress inévitable provoqué par la démarche « médicalement assistée ».
Ouf ! Voilà l’obstacle de la société, après celui du corps, envolé. C’est bien. Pensez donc, pour ces couples qui souffrent parfois si profondément de voir se creuser la faille de la non reproductivité, séparant inexorablement l’un de l’autre les partenaires unis pour le meilleur avec le pire, qui pointe le bout de son nez, voyant s’agiter le spectre du divorce, les mettant souvent au ban de la société.

L’espoir pour eux est de mise, et le meilleur est à venir. Parole de spécialistes !

La fertilité a un Prix

Un million d’euros. Il y a de quoi stimuler l’innovation. C’est ce qu’ont offert l’année dernière les laboratoires Merck Serono aux meilleurs chercheurs du monde dans le domaine de la fertilité. Cette édition 2010 de la réunion annuelle de l’Eshre aura donc été marquée par la première remise des cinq prix alloués dans le cadre du programme « Grant for fertility innovation » de l’entreprise de Darmstadt. Voilà donc un signe fort du leader mondial qui signifie un engagement sans précédent de Merck Serono. Objectif : encourager la communauté scientifique à présenter des projets novateurs. Plus de 212 projets ont ainsi été présentés par d’éminents chercheurs issus de 33 pays ayant participé à la compétition. Pourquoi pas vous ?