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Hassen Gharbi : Faire rire les gens me fait énormément de bien

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Hassen Gharbi : Faire rire les gens me fait énormément de bien

Jeune, dynamique et talentueux, Hassen Gharbi est la promesse d’un grand humoriste et un grand amoureux de la scène qui a toutes les qualités pour aller loin dans sa carrière. Ingénieur en hydraulique pendant la journée, il mène parfaitement sa double vie en se métamorphosant en homme de théâtre le soir.

par Saima Ksibi

Lors de notre rencontre, Hassen Gharbi nous a fait rire et sourire, c’est d’abord l’homme ouvert, sociable et sincère, qui nous a parlé de ses débuts et de ses meilleurs moments sur scène.

Comment a commencé l’aventure Hassen Gharbi sur scène ?

J’ai fait mes premiers pas sur scène et dans le monde du théâtre en 2005, à travers les stages bloqués et les cours
que j’ai pris notamment à El Teatro. J’ai joué dans beaucoup de pièces en groupe, et il y a 3 ans, j’ai décidé faire mon 1er oneman-show « Bik N3ich » et voilà que maintenant je suis à mon deuxième spectacle «Monsieur Impossible» et je me rends compte que c’est une expérience unique dans laquelle je pourrai réussir et avancer.

Pourquoi avez-vous choisi de faire du théâtre justement?

La scène, le théâtre, le public … C’est une passion pour moi. J’adore incarner des personnages différents, m’éclater sur scène et faire rire mon public.

Faisiez vous rire vos amis, votre famille et votre entourage ?

Quand je suis avec des amis ou des personnes proches, j’adore les faire rire. Depuis tout petit, j’aimais observer les gens, leur façon d’agir et de parler, je fais attention à leurs tics et leurs réflexes afin de les imiter et de construire des personnages fictifs, de me mettre dans la peau de telle ou telle personne. Ca me faisait bien marrer et ça faisait rire mon entourage.

Le rire est une thérapie. Faire rire les autres vous fait-il du bien ?

Faire rire les gens me fait énormément de bien. Je suis quelqu’un qui s’éclate sur scène, et le fait de voir le
public rire et s’amuser, me pousse à être une personne positive, à oublier tout le stress et les problèmes de la vie quotidienne. Les applaudissements et les encouragements des spectateurs me rendent euphorique.

Quelle est la chose la plus éprouvante dans votre métier ?

Refaire deux ou trois filages le jour même est en effet très éprouvant. Devoir reprendre la même pièce, le même texte, avec la même énergie, et recommencer à chaque fois avec l’équipe pour décortiquer ou corriger quelques détails.
Par exemple, le jour du show, et avant de jouer la pièce devant le public, je répète au moins 4 fois. Les répétitions prennent beaucoup de temps et d’énergie et sont en effet très fatigantes. Ceci dit, je fais cela avec beaucoup d’amour et beaucoup de passion, et c’est d’ailleurs cette passion pour le théâtre et pour la scène qui me pousse vers l’avant et qui me donne autant d’énergie.

« Monsieur Impossible », votre dernier one-man-show, est une pièce qui fait rire, mais qui porte des messages surtout.

Tout à fait, être un bon comédien c’est surtout réussir à être décalé, à faire rire le public tout en passant des
messages forts. « Monsieur Impossible » est l’image de l’homme tunisien à la façon de l’équipe du show.
La pièce parle de la vie d’un tunisien ordinaire, une vie qui n’est pas totalement impossible mais qui est
pleine de rebondissements et d’obstacles auxquels on est exposés tous les jours et qui pourraient rendre notre vie difficile. C’est une survie qui se fait grâce à l’art et à l’amour, notamment l’amour de notre Tunisie qui
nous pousse à avancer et à surmonter les difficultés.

«Monsieur impossible»s’adresse donc plus particulièrement à la jeunesse tunisienne ?

Tout à fait, le spectacle s’adresse à une jeunesse désespérée, une jeunesse qui voit un avenir limité, une jeunesse de la post-révolution qui manque d’ambition dans un pays affaibli par la les événements des six dernières années. Le but du one-manshow est donc d’adresser un message positif aux jeunes, et de leur dire que notre pays est beau, et qu’il faut être unis pour dépasser ces obstacles et retrouver la Tunisie d’avant,
une Tunisie chaleureuse et accueillante, une Tunisie généreuse qui peut garantir l’avenir de ses enfants.

D’où vous vient cette positivité ?Quels sont vos secrets pour garder la forme ?

Je pratique une activité sportive quotidiennement. Pendant toute la période de préparation du one-manshow, et à part le texte, l’écriture et les répétitions, je consacre toujours 2 heures de temps pour faire du footing, ou aller en salle de sport, ou même faire des exercices chez moi.
L’échauffement avant les répétitions est très important, parce qu’il faut bouger et dépenser beaucoup d’énergie sur scène, c’est pour cette raison que je fais du footing qui me permet de travailler sur l’endurance et le souffle.

Un régime alimentaire ?

Je fais attention à mon alimentation, j’évite les repas gras, surtout en période de répétitions, mais j’avoue que comme tout tunisien, je ne peux pas me retenir devant un bon couscous amoureusement préparé par ma maman. J’essaye de rester raisonnable sur ma gourmandise, je réserve les dimanches pour les repas de famille, et je reprends une bonne hygiène alimentaire tout le reste de la semaine avec les salades et les repas « healthy », en évitant les fast-foods, et toute alimentation grasse.

Qui est votre idole dans le monde du théâtre ?

Sans hésitation, je dirais Gad Elmaleh. J’adore son humour, j’adore son style et il m’inspire. Il ne fait pas de
théâtre commercial, il est porteur de message et j’adore sa façon de critiquer sans tabou

Son actu:
sa tournée de lancement de son one-man-show Monsieur Impossible, qui était une grande réussite, et sera de nouveau sur scène pour la tournée de Ramadan à partir du 10 juin 2017.

(Crédit photo : Khemiri Ahmed)