Le syndrome de la vessie hyperactive

Le syndrome de la vessie hyperactive

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Le syndrome de la vessie hyperactive affecte plus de 500 millions d’hommes et de femmes dans le monde, en particulier les personnes âgées de plus de 40 ans. Quelles sont les causes de ce syndrome ? Comment l’évaluer ? Qui sont les sujets à risque pour l’hyperactivité vésicale ? Et comment prendre en charge les patients atteints par cette anomalie vésicale ?

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Les signes du syndrome de la vessie hyperactive

Les symptômes se manifestent par une envie fréquente, soudaine et incontrôlable d’uriner. Les fréquences de miction sont exacerbées de jour comme de nuit. Cette pathologie urinaire touche aussi bien les hommes que les femmes. Chez les hommes, une envie soudaine et fréquente d’uriner peut également être attribuée à l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). Les patients atteints de cette affection souffrent d’un grossissement anormal de leur prostate. En augmentant de taille, cette dernière est capable de comprimer leur urètre et de provoquer ainsi chez eux une envie d’uriner plus fréquente. Les recherches ont démontré que l’obstruction de la vessie causée par l’hypertrophie bénigne de la prostate qui est une maladie évolutive qui, avec le temps, est susceptible de contribuer au développement de l’hyperactivité vésicale.

Les sujets à risque du syndrome de la vessie hyperactive

En atteignant l’âge de 60 ans, plus que la moitié des hommes développent une hypertrophie bénigne de la prostate. Pire encore, à partir de 85 ans, 90% des hommes commencent à souffrir de cette hypertrophie de la glande prostatique. Or, une hypertrophie de la prostate bloque l’écoulement de l’urine, ce qui oblige la vessie à travailler plus fort et d’une manière plus intense pour se vider. Pour les femmes, c’est surtout en phase de la ménopause que cette affection apparaît. Au fil du temps, la vessie devient plus sensible et commence à se contracter dès qu’elle se remplit d’une petite quantité d’urine. Cette situation est très inconfortable pour les patients, qui souffrent d’un flux urinaire faible et sont obligés de se lever fréquemment la nuit pour se rendre aux toilettes ou à la salle de bain.

Les complications du syndrome de la vessie hyperactive

Ce trouble peut conduire à l’incontinence urinaire. Par ailleurs, beaucoup de personnes vivant avec l’hyperactivité vésicale ne consultent pas de médecins parce qu’elles se sentent embarrassées de parler de leur mal. En plus elles ne sont pas au courant des traitements disponibles. Or cette souffrance silencieuse est capable d’affecter leur vie familiale, sociale et professionnelle, tout en causant beaucoup de tort pour leur bien-être mental et physique. Des recherches démontrent qu’environ 30% des patients atteints d’hyperactivité vésicale souffrent de dépression. Lorsqu’elle survient, cette pathologie vésicale est capable de perturber entièrement la vie d’une personne, provoquant chez celle-ci plusieurs problèmes tels qu’une interaction sociale réduite, de l’anxiété, voire même une dépression. Dans cette configuration, l’hyperactivité vésicale empêche la personne qui en souffre de vivre une vie normale, pourtant elle peut être traitée et guérie facilement à condition d’utiliser le bon médicament.

La prise en charge du syndrome de la vessie hyperactive

Le traitement des patients se fait essentiellement par une voie médicamenteuse. Par exemple, le succinate de solifénacine est un médicament antimuscarinique qui permet de bloquer certains récepteurs présents au niveau des muscles de la vessie, ce qui empêche les contractions involontaires de celle-ci. Un tel traitement permet ainsi à la vessie de s’étendre jusqu’à sa pleine taille et donc de donner moins envie d’uriner au patient. En outre, il y a la tamsulosine appartient à une classe de médicaments appelés inhibiteurs alpha-adrénergiques : ceux-ci agissent en relaxant les muscles du col de la vessie ainsi que ceux de la prostate, ce qui contribue à améliorer l’écoulement de l’urine. Plusieurs études ont démontré que ce type de traitement est plutôt bien toléré auprès des patients qui souffrent de symptômes liés au bas appareil urinaire et qui sont associés à l’hypertrophie bénigne de la prostate. Ce traitement est disponible pour les patients. Un traitement adapté agit rapidement pour réduire les symptômes du tractus urinaire. Il est également bien toléré par les patients, les aidant ainsi à retrouver une vie normale.