pouvoir curatif du jardinage

Le pouvoir curatif du Jardinage. Combattez la dépression et l’anxiété par les plantes

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En Mai, le souci ce n’est qu’une histoire de graine, en juillet ça rayonne de couleurs vivantes, et à l’automne ça fane…. Le printemps est donc la saison idéale pour planter et jardiner, qui est en soi beaucoup plus abordable que beaucoup d’autres formes de thérapies. Thérapie vous dites ?

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À maintes reprises, la recherche révèle que le jardinage a un effet positif sur notre santé mentale, alors pourquoi pas vous améliorer en prenant rendez-vous avec Mère Nature aujourd’hui?

Explorons ce qui semble rendre l’horticulture si curative

Décider de jardiner, c’est choisir le répit dans le vacarme du monde. Bien que le jardinage a un côté pratique – par exemple, récolter des tomates dans son potager mais peu de gens jardinent principalement pour la récolte. C’est prendre un peu de temps pour respirer, se reconnecter à dame nature et gagner du plaisir.

Pour certains amoureux du jardin, la récolte est ce dont il s’agit- la récompense de toute planification et de tout effort. Mais pour beaucoup d’autres, cela peut être une simple cerise sur le gâteau.

Mais l’effet psychologique le plus profond et le plus ignoré du jardinage est son rappel incessant du cycle de la vie, du renouveau et de la mort, généralement dans un cycle plus court que celui que nous connaissons avec les humains.

Le jardinage nous permet à tous d’être maternant et nourriciers

Peu importe si nous avons sept ou soixante-dix ans, le jardinage souligne une propriété commune celle d’être tous ‘des éleveurs’.
L’horticulture est un grand égalisateur: les plantes ne donnent de fruit qu’a celui qui la soigne. Dans les lésions de ‘Soi’, pouvoir contribuer à une telle activité de transformation peut aider à stimuler l’estime de soi.

Le jardinage nous garde connectés aux autres êtres vivants

Le jardinage peut nous rappeler que nous ne sommes pas le centre de l’univers. Cette focalisation peut contribuer à la dépression, et se concentrer sur les grands espaces, même dans la forme épurée d’un patio, peut nous encourager à être moins insulaire.

Il est à savoir que pour les unités de santé mentale et les prisons, la nature sociale du jardinage de groupe est bénéfique parce qu’elle est centrée sur les aptitudes et aspirations collectives plutôt que sur les symptômes et les déficits individuels. Pourtant, creuser et creuser dans un jardin clos ou clôturé aide aussi à garder les personnes vulnérables dans les limites, littéralement et métaphoriquement, leur permettant de se sentir en sécurité en même temps qu’elles élargissent leurs horizons.

Prendre soin des plantes nous procure un sentiment de responsabilité

On se souvient tous à l’école quand on devait planter une fève, s’en occuper pour la voir pousser, dans un petit pot de yogourt. Les clubs ‘nature’ à l’école dont l’une des missions étaient que les enfants arrosent les plantes tout à tour.
Ainsi, prendre soin des plantes est un bon moyen d’apprendre à soigner et à respecter les autres êtres vivants et quand nous sommes petits, cela aide à développer une appréciation de la magie de la nature.

Le jardinage nous aide à nous détendre et à laisser couler

«Les fleurs sont reposantes à regarder. Ils n’ont aucune émotion ou conflit », a déclaré Freud.
Pour beaucoup, le calme associé au jardinage ne vient cependant pas de son aspect social, mais du contraire. Cela nous permet d’échapper aux autres.
Les plantes nous permettent de puiser dans la partie insouciante de nous-mêmes sans souci de délais, d’argent ou de collègues agaçants.
De plus, la nature rythmique de nombreuses tâches associées à l’horticulture – désherber, tailler, semer, balayer – permet aux pensées de refluer et de couler avec nos mouvements.

Être parmi les plantes et les fleurs nous rappelle de vivre dans le moment présent

Se concentrer plutôt sur l’ici et maintenant, diminue l’anxiété. Donc, l’une des meilleures façons de calmer l’esprit anxieux est de devenir plus «présent». Profiter de la plénitude de la nature peut être très réparateur.

Travailler dans la nature libère des hormones heureuses.

Dire que le jardinage nous encourage à faire de l’exercice et à passer du temps à l’extérieur peut sembler une évidence, mais il vaut la peine de se rappeler que ce qui est bon pour le corps est aussi bon pour l’esprit.

Il est vrai qu’une séance dans le jardin peut être fatigante, mais elle peut aussi nous aider à se débarrasser de l’excès d’énergie pour que vous dormiez mieux et que vous vous sentiez finalement renouvelé à l’intérieur.

Le jardinage nous rappelle le cycle de la vie et, nous réconcilie avec la plus universelle des angoisses: la mort

Les rituels peuvent nous aider à traverser des émotions difficiles, y compris le chagrin, et le jardinage est une forme de rituel impliquant à la fois le don de la vie et la reconnaissance de sa fin; c’est la symbolique même de la régénération.

Certains aspects du jardinage nous permettent d’évacuer la colère et l’agressivité

Il est donc clair que l’horticulture n’est pas de toute la douceur ; la nature a aussi son côté sombre. Ainsi, une partie du pouvoir thérapeutique du jardinage est qu’il nous permet de déchaîner notre colère et notre agressivité tout en offrant une opportunité de nourrir.
Coupez les plantes, pour qu’elles grandissent !

… tandis que d’autres nous permettent de nous sentir en contrôle.

Dans la même veine, les personnes anxieuses se sentent souvent débordées et le jardinage peut être un bon moyen d’acquérir un sentiment de contrôle. De plus, alors qu’essayer de contrôler d’autres personnes est invariablement un exercice stérile, vous avez plus de chances de réussir à contrôler votre espace jardin, ce qui peut faire du jardinage une expérience particulièrement satisfaisante.