rhinite allergique

Printemps : Attention à la rhinite allergique !

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C’est le printemps qui arrive, l’exposition au soleil, aux pollens, à des produits allergènes, à des piqûres de tiques peuvent entraîner une forme ou une autre d’une allergie typique. Quelles sont les signes d’une allergie respiratoire ? Comment éviter les facteurs allergéniques ? Quelles modalités de traitements pour la rhinite allergique? Et comment en prévenir une allergie respiratoire ?

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L’allergie touche une personne sur trois dans notre pays. C’est le printemps et les allergies les plus répandues au cours de cette saison sont la rhinite allergique et les allergies cutanées et alimentaires. Pour la rhinite allergique, une étude réalisée au Royaume Uni a prouvé que les adolescents entre 15 et 17 ans souffrant de rhinite échouent bien plus souvent aux examens qui se déroulent en plein boum des pollens que les adolescents qui sont non allergiques.

Les signes d’une allergie respiratoire

Un rhume des foins engendre des écoulements du nez, des éternuements, des irritations et des encombrements des voies respiratoires, des larmoiements, une congestion et des tensions au niveau des sinus, des maux de gorge, de l’asthénie et une altération du goût et de l’olfaction. Il n’est pas rare que l’exposition aux pollens au cours de cette saison engendre une réaction allergique. La sensibilisation au facteur allergisant engendre une réponse immunitaire contre la substance étrangère qui pénètre l’organisme.
 
prevention de la rhinite allergique

Les causes de la rhinite allergique

Parmi les causes de la rhinite allergique, il y a les pollens mais aussi la proximité à plusieurs espèces d’arbres qui vont éclorer et libérer des nuées de grains allergéniques comme les frênes, les oliviers, les cyprès, les platanes, les noisetiers et les graminées.

Le diagnostic d’une rhinite allergique

L’examen clinique se fait par un allergologue ou un pneumologue ou un généraliste. Un test de désensibilisation cutané, une prise d’un échantillon sanguin permettent d’orienter le diagnostic et décider de la prise en charge.

Les facteurs de risques d’une rhinite allergique

Les facteurs de risque d’une rhinite allergique sont la production de pollens par les plantes et les arbres, l’exposition à des particules polluantes, les substances allergènes aériennes, l’abus des aérosols, la fumée des cigarettes, les fluctuations de température, les émissions de gaz à effet de serre, la balade dans les forêts et les zones herbacées et boisées.
 
facteur de risque de la rhinite allergique

Les personnes à risque d’une rhinite allergique

Les sujets qui sont les plus exposés à une rhinite allergique sont ceux qui présentent des antécédents héréditaires, ceux qui adoptent des animaux domestiques à poils dans leurs demeures, les professionnels de l’industrie chimique et du bâtiment, les agriculteurs. De plus les hommes sont plus à risque que les femmes pour des éléments fonctionnels de l’organisme encore élucidés.

Les complications d’une rhinite allergique

Les contraintes sévères de la rhinite allergique se manifestent la rhinite allergique est négligée avec la survenue de problèmes respiratoires bronchiques plus graves, près de 30 % des rhinites non traitées évoluent vers l’asthme. Conjointement, une exposition à répétition, à des allergènes peut entraîner des crises d’asthme sévères, nécessitant un recours aux services d’urgence et, parfois, une hospitalisation. Autant de raisons pour ne pas hésiter à consulter.

La prise en charge d’une rhinite allergique

Le traitement antiallergique contribue à améliorer l’état du patient et à supprimer la cause qui a été à l’origine de l’allergie. Dans la majorité des cas, c’est la voie médicamenteuse est préconisée. Différentes classes médicamenteuses peuvent être prescrites comme les antihistaminiques, Les décongestionnants oraux ou topiques, les corticostéroïdes nasaux ou oraux et les antileucotriènes. Par ailleurs, un traitement de désensibilisation contribue à atténuer et même à évincer l’allergie. Dans de rares cas, une chirurgie interventionnelle peut être recommandée, c’est dans les cas de malformations nasales pour par exemple réparer les sinus, corriger une déviation de la cloison nasale, enlever des polypes à l’intérieur du nez.

La prévention d’une rhinite allergique

La prévention consiste à éviter l’exposition à la fumée tabagique qui irrite les voies nasales et respiratoires. Par ailleurs, il y a aussi la réduction à l’exposition aux moisissures, aux pollens, aux tiques, aux acariens et aux poils d’animaux domestiques.

Témoignages

Ahlem B. M, 38 ans, Centre ville

Je vis près d’un jardin public. Les écoulements du nez, la toux et les éternuements sont les symptômes de la rhinite allergique que je vis avec la maladie printanière chaque année et je me dis à cette saison : «Ce n’est rien, j’ai toujours le nez qui coule à cette période de l’année…», «Cela va passer après quelques jours…». La rhinite allergique est une affection bénigne mais présente des conséquences non négligeables avec une irritation nasale, une sensation de mal-être et parfois un mal de tête et un état fébrile.

Hazar N., 22 ans, Nabeul

Je souffre à chaque printemps d’une rhinite allergique, à chaque fois c’est une congestion nasale qui m’agace. C’est un désagrément printanier mais qui s’estompe très vite avec un antihistaminique, le lavage du nez avec une solution physiologique et un vaporisateur nasal drainant et décongestionnant la voie nasale.

Hédi K., 32 ans, Sousse

Je me suis soumis à une prise en charge par une immunothérapie et ce dans une clinique à Paris ou je me suis rendue une fois par mois pendant une durée de trois ans. Actuellement, je me porte bien sans séquelles des voies respiratoires pour la rhinite allergique saisonnière.