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Quels remèdes pour l’allergie et l’asthme du printemps ?

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Le printemps et le beau temps sont de retour, mais pour plus d’un million de Tunisien ce n’est pas une fête. En effet, avec le changement climatique les allergies pointent leur nez. L’éternuement, les larmoiements, la fatigue et les crises d’asthme empoisonnent la vie des personnes atopiques…

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Deux notions différentes à ne pas confondre

Le faite d’avoir un terrain de prédisposition semblable en plus l’association fréquente de ces deux pathologies prête souvent à les considérer à tort comme une seule entité.
L’allergie correspond à une réponse immune inappropriée et excessive à une substance appelée allergène en provoquant la fabrication d’anticorps de l’allergie. Ces allergènes sont généralement des protéines extrêmement nombreuses. On peut en effet être allergique à presque tout. L’allergie se manifeste par un ensemble de signes cutanés, oculaires, rhinopharyngés et respiratoires allant de la simple gêne à une crise d’asthme proprement dite.
L’asthme par contre est une maladie chronique qui consiste en une inflammation et une hyperréactivité des bronches qui s’irritent et s’étrécissent tout en entraînant des difficultés respiratoires. Une crise d’asthme peut être déclenchée par divers facteurs, variables d’une personne à l’autre, endogènes tel que le stress psychique ou exogène principalement les allergènes. L’asthme allergique est une entité qui se distingue par des symptômes provoqués uniquement par la substance dont on est sensibilisé.

A quoi sont-ils dus ?

L’asthme et l’allergie saisonnière peuvent être héréditaires. On parle de terrain atopique c.à.d. une prédisposition générale à l’allergie est héréditaire, mais pas nécessairement à des allergies spécifiques. Dans ces cas, le corps a tendance à réagir d’une manière exagérée à certains types de substances externes. Sa réaction provoque la production d’anticorps qui incitent votre système immunitaire à libérer de l’histamine et d’autres substances chimiques. Ces médiateurs, via des récepteurs nerveux et tissulaires, sont à l’origine d’une inflammation, une congestion, une hypersécrétion de mucus et un bronchospasme.

Pourquoi le printemps ?

C’est le pollen des plantes, grains microscopiques qui leur permet de se reproduire, qui cause les allergies pendant le printemps. L’intensité de la pollinisation varie d’une année à l’autre en fonction de la météorologie et de la région. Les conditions climatiques sont déterminantes. Cependant, le réchauffement climatique n’est pas le seul responsable du développement des facteurs allergènes. La pollution urbaine aggrave la toxicité des pollens en fragilisant la surface des grains et en permettant la sortie des protéines allergisantes.

S’agit-il du même allergène ?

Les différents pollens se succèdent dans l’atmosphère des mois de Janvier à Octobre. La première saison est celle des pollens d’arbres. Elle débute généralement au cours du mois de janvier suivie par la grande saison des pollens. Selon les années, elle survient dès la fin du moi de mars et correspond à la pollinisation des graminées, qu’on appelle le classique « rhume des foins ». La saison tardive provoquées par les herbacées, s’étale de la fin de l’été jusqu’au mois d’octobre.
Il s’agit ainsi contrairement à ce qu’on croit de différentes substances allergisantes regroupées sous le nom de pollen et dont l’identification est nécessaire aussi bien pour la prévention que pour le traitement de ces pathologies.

Comment profiter du printemps si on est allergique ou asthmatique ?

En prévision des allergies de printemps, il est très important que les patients asthmatiques prennent les précautions nécessaires pendant cette période de l’année. Ainsi, la dose des traitements de fond doit être adaptée à la vie quotidienne de chaque patient.
 
La première chose à faire pour traiter l’asthme allergique ou une allergie est d’éviter le contact avec l’allergène en cause. Ça ne veut absolument pas dire de s’enfermer pendant toute la saison mais plutôt de préférer l’aube et la tombée de la nuit pour sortir en évitent les promenades en pleine nature ou après un orage. Certains moyens peuvent limiter le temps de contact tel les filtres de pollen installés au niveau de la climatisation et la ventilation de la voiture, les lunettes solaires, les masques faciaux… Il est recommandé de changez de vêtements et lavez-vous les cheveux avant de vous mettre au lit chaque nuit.
 
Les personnes qui se connaissent allergiques peuvent opter pour la prémédication afin d’éviter l’appariation des symptômes. Pour alléger ces symptômes comme pour les prévenir, on dispose d’une variété de médicaments dont le chef de fil est la corticothérapie, puissant anti-inflammatoire et bronchodilatateur. Il s’agit d’un traitement de fond de l’asthme. Pendant les crises, les bronchodilatateurs constituent le premier recourt et agissent sur les différents signes cliniques. Quant à l’allergie simple, ce sont les antihistaminiques qui l’emportent et comme leur nom l’indique ils s’opposent au principal médiateur de l’allergie. D’autres produits à visé symptomatique existent à savoir les décongestionnants oraux ou topiques, les gouttes oculaires…
 
L’immunothérapie est aussi désignée désensibilisation dans le langage courant, mais le terme hyposensibilisation conviendrait mieux. De petites quantités d’allergène sont introduites régulièrement dans le corps, et leur dose est peu à peu augmentée dans l’espoir que la réaction immunitaire deviendra de plus en plus faible. Des piqûres hebdomadaires pendant 6 mois relayé d’un traitement d’entretien. Après 3 à 5 ans, certaines personnes peuvent se passer de ces piqûres. Toutefois jusqu’à présent on ne peut pas parler d’un traitement curatif de l’allergie ni d’une astuce qui épargne des crises d’asthme.