soixantaine et la jeunesse dans la tete

Arrivée à la soixantaine : la jeunesse est dans la tête

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Les scientifiques s’accordent à dire que nous avons tous pas un mais deux âges. Le premier est l’âge réel, celui inscrit sur notre état civil. Le second, lui, est propre à chacun, et varie selon la perception que nous avons de nous-même.

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Il s’agit de l’âge intérieur. Certains diront que le premier, appelé aussi l’âge chronologique n’est qu’un nombre, loin de correspondre à l’image que nous nous faisons de nous-même.
Si bien que parfois, les deux âges que nous portons peuvent être très éloignés et que nous en arrivons jusqu’à refuser ce chiffre qui, pour nous est un non-sens face à notre mode de vie. Bien entendu, il arrive que l’on ne puisse faire abstraction de certains signaux que notre corps nous envoie. On dit d’ailleurs à ce propos que l’on a l’âge de nos artères. Cette expression renvoie directement à notre mode de vie. En effet, si tout au long de notre vie d’adulte nous n’avons pas pris soin de notre capital santé, en faisant de l’exercice et en adoptant une hygiène alimentaire saine, on se trouve rattrapée par notre âge réel, et ce malgré nous.

L’âge intérieur : le résultat de notre construit propre

Au fil des années, nous nous construisons une image de nous-même. Elle est le résultat de la manière dont on se perçoit, mais aussi de l’image que nous renvoi notre entourage et la société de manière plus élargie. Au final, notre âge intérieur dépend autant de facteurs psychologiques –c’est-à-dire internes- que de facteurs sociologiques –à savoir externes. Indépendamment de ce que nous montre le miroir, on peut continuer à se voir tel qu’on était à 20 ans. De fait, on continuera à s’habiller, à se comporter et à interagir avec les autres comme une personne de vingt ans.
Ensuite, l’âge social, c’est plutôt la case où nous met la société. En fonction du métier que l’on exerce, de la place que l’on occupe au sein du groupe, une attitude sera posée face à nous, nous renvoyant de fait un autre âge. Souvent, ces deux âges, psychologiques et sociologiques, entrent en conflit en nous. Au final, le vainqueur, qui constituera l’âge intérieur, soit la véritable image que nous nous faisons de nous-même dépend principalement de notre force interne. Entre nous et les autres qui aura finalement raison ?

L’âge intérieur : il grandit avec nous

Tout comme notre âge chronologique, notre âge intérieur grandit avec nous. Mais on ne parle pas ici d’une croissance aussi linéaire que celle du premier. En effet, ce serait plus une forme d’adaptation. L’être humain n’est pas figé, son mental et sa manière de penser non plus. Ainsi, quand nous évoluons, à travers nos expériences de vie, cela nous grandit, et notre âge intérieur suit le mouvement. Les études ont démontré que quand on devient senior, si on se sent plus jeune que ce que l’on est réellement, cela diminue le risque de décéder dans les années proches.

Vive l’âge intérieur !

Comme on l’a dit plus haut, elles sont plusieurs à rejeter le cliché de la mamie. Pour elles, avancer en âge ne signifie pas devenir vieille, encore moins se mettre dans un coin et s’oublier en tant que femme. Loin de là, elles revendiquent leur beauté et la font partager pour faire comprendre aux femmes comme elles, mais aussi à la terre entière que l’on a le droit, et même le devoir envers soi-même de continuer à prendre soin de soi. Elles sont bloggeuses, mannequins et vous disent, mesdames, que vous êtes encore belles et jeunes, et que vous n’avez pas de raison d’arrêter de l’être.
Myriam BennourAzooz