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On se léve tous contre l’Alzheimer !

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On se léve tous contre l’Alzheimer !

Perte de mémoire, changement d’humeur et de comportement sont dus à la maladie d’Alzheimer certes, mais aussi à la vieillesse. Oui, la vieillesse avec tout ce que terme comprend comme maux, à savoir l’arrêt du travail et la perte d’une vie sociale qui s’accompagne bien souvent d’un manque d’estime de soi.

par Nadia Arfaoui

Le bilan est lourd pour les personnes âgées en général et plus particulièrement pour ces malades qui, pour éviter de gêner ou déranger leur entourage s’enferment de plus en plus jusqu’à s’isoler complètement. Ils restent assis ou allongés sur le lit pendant de longues heures sans faire le moindre mouvement et parfois même sans se mettre debout.

Se lever, un réflexe vital

Ce réflexe humain ne doit surtout pas se perdre, insiste Ghazi Dammak lors de la réunion d’informations (2012), « les bonnes pratiques de la kinésithérapie auprès du malade d’Alzheimer » organisée par l’association.

En parallèle avec prise en charge médicamenteuse, le kinésithérapeute joue un rôle primordial et ce, dans toutes les étapes de cette maladie dégénérative, qui ne cesse d’évoluer avec le temps.

Au début, il est question de faire un peu de marche mais, ensuite il faudrait tenir tête à ces malades, qui ne veulent ou ne peuvent plus se mettre debout, afin de préserver leurs fonctions vitales le plus longtemps possible.

Nous sommes programmés pour être debout et le fait de rester assis dans un canapé toute la journée peut être à l’origine de nombreuses complications notamment, au niveau du système cardio-vasculaire (stase veineuse et désadaptation à l´effort et au lever), de l´appareil pulmonaire (diminution de l´expansion thoracique et encombrement bronchique) ou encore de l´appareil urinaire (rétention urinaire).

D’autres fonctions sont également menacées comme celles relative au squelette, (l’ostéoporose), aux muscles (amyotrophie et régression des propriétés musculaires) et les articulations (dégénérescence cartilagineuse et raideur) sans oublier une aggravation de l´état psychique des malades qui oscille entre l’angoisse, l’agitation et les plaintes.

Le rôle du kinésithérapeute est donc avant tout préventif pour éviter ou du moins retarder la manifestation de ces nombreuses maladies qui handicapent encore plus le malade d’Alzheimer. Il l’encourage à faire des sorties, voir du monde et pratiquer ses loisirs. Il le soutient également pour faire de la marche, se mettre debout et faire des exercices au lit au dernier stade de la maladie.
Le kinésithérapeute tient également un rôle de coaching aussi bien pour le malade en lui redonnant confiance et lui réapprenant à compter sur ses capacités physiques que pour la famille, qui reste le premier soutien du malade. Il guide celle-ci dans ses choix et son comportement vis-à-vis du patient. En effet, certaines familles laissent le malade complètement inactif pensant bien faire alors qu’il faut faire exactement l’inverse.

« Il faut que les familles responsabilisent les patients afin de retarder le plus longtemps possible l’état de dépendance complet », conclut Ghazi Dammak.

Face à cette maladie dévastatrice, l’équipe traitante et surtout la famille doivent s’armer de patience et de persévérance pour offrir une meilleure vie aux malades jusqu’à leur dernier souffle. Alors, garde à eux!