senior sédentarité : attention aux dangers

Sédentarité. Attention aux dangers !

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Généralement, après la retraite, les seniors ont tendance à abandonner toute activité physique, ce qui entraîne une sédentarité, et donc des dépenses énergétiques insuffisantes au quotidien. La sédentarité est aujourd’hui considérée comme un problème de santé publique et serait le quatrième risque de décès mondial selon l’OMS.

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Seulement, il est essentiel pour nos seniors de faire face à ce fléau pour tout le bien qu’apporte l’activité physique à l’organisme, ainsi que pour pallier à plusieurs pathologies.

La sédentarité après la retraite, un vrai fléau

L’évolution des modes de vie, les technologies modernes, le travail bureautique et la démocratisation des véhicules sont à l’origine de la sédentarité, qui touche de plus en plus les seniors surtout après la retraite. La sédentarité se traduit généralement par une fragilisation du coeur ; une augmentation de sa masse, des troubles du rythme cardiaque pouvant entraîner des difficultés à reprendre son souffle, une altération du remplissage des ventricules …
Au fil du temps, le corps se déshabitue de l’activité physique, gagne en graisse et devient moins souple avec une diminution de la masse musculaire en plus d’un manque de motivation dès que le corps fournit un peu d’effort.

Le sport, un allié magique pour réduire les effets du vieillissement

Nous le savons tous : le sport est le moyen principal de limiter les effets néfastes de la sédentarité. Il permet en effet de se maintenir en bonne santé physique et psychique en diminution des risques de dépression, de fractures du col du fémur, ainsi qu’en maîtrisant le poids, etc.

Les bienfaits de l’activité physique et son effet sur les pathologies

L’activité physique nous protège de plusieurs maladies chroniques, et selon l’OMS, les recommandations concernant l’activité physique pour la santé sont pertinentes dans les domaines sanitaires suivants :
– fonction cardio-respiratoire (cardiopathies coronariennes, maladies cardiovasculaires, accidents vasculaires cérébraux et hypertension) ;
– métabolisme (diabète et obésité) ;
– système musculo-squelettique, ostéoporose ;
– cancer (dont les cancers du sein et du côlon) ;
– état fonctionnel et prévention des chutes chez les personnes âgées et dépression et maladie d’Alzheimer.

Maladies cardiovasculaires

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde et indépendamment de l’âge, la pratique de l’activité physique permet de diminuer fortement le risque de mortalité cardio-vasculaire et le risque d’événements coronariens majeurs (infarctus du myocarde), et ce, selon plusieurs études scientifiques.
La réduction de morbidité coronarienne qui peut être attendue de la pratique d’une activité physique régulière est comparable à celle d’autres habitudes de vie, tel l’arrêt du tabac, ou d’autres facteurs de risque, ou comme le contrôle d’une hypercholestérolémie.

Diabète de type 2

Des études épidémiologiques et d’intervention ont montré une réduction significative de l’incidence du diabète dans les groupes de patients pratiquant une activité physique régulière d’environ 2h30/semaine ou traités par l’association régime + activité physique par rapport aux groupes de patients ne suivant pas un programme d’activité physique adapté.
Concrètement, l’exercice musculaire induit une augmentation de la captation musculaire du glucose de façon indépendante de l’insuline. L’activité physique est également un bon moyen de contrôler la glycémie postprandiale (après les repas).

Stress et dépression

La pratique d’une activité physique régulière est associée à un plus grand bien-être psychologique et à une meilleure tolérance aux contraintes de la vie professionnelle. Concrètement, la pratique d’une activité physique agit :
– Sur la qualité du sommeil.
– Sur la gestion du stress et les symptômes dépressifs.
– Sur les performances cognitives des personnes âgées.

Vieillissement et ostéoporose

Une activité physique régulière contribue à réduire et à prévenir certains processus délétères liés à l’avancée en âge, à améliorer la qualité de vie et la capacité fonctionnelle des sujets âgés et à retarder l’entrée dans la dépendance en maintenant leur autonomie.
Le renforcement musculaire (exercice de force) aide à prévenir la perte de masse musculaire (sarcopénie) et de la fonction musculaire habituellement observée avec l’avancée en âge. La préservation de la masse maigre, en particulier de sa composante musculaire, participe à la prévention de la diminution de la dépense énergétique, pouvant ainsi limiter le gain de masse grasse avec le temps. La force musculaire est essentielle aux capacités ambulatoires et une corrélation a été observée entre la force musculaire et la vitesse de marche spontanée.
Les autres bénéfices de l’activité physique chez les sujets âgés incluent l’amélioration de l’équilibre et donc la diminution du risque de chutes, ainsi que l’augmentation de la souplesse et de l’amplitude des mouvements.

Obésité

L’activité physique permet d’agir sur l’équilibre du bilan d’énergie. Elle limite les pertes de masse maigre qui apparaissent lors de toute restriction calorique isolée, en plus de favoriser les dépenses énergétiques.
Pratiquer une activité physique permet aussi le maintien du métabolisme de repos qui diminue habituellement lors de pertes pondérales. Des données récentes indiquent qu’après prise en compte de l’activité physique et des habitudes alimentaires le temps passé assis à regarder la télévision, assis au travail ou en conduisant sont chacun liés positivement au risque d’obésité.

Cancers

Un grand nombre d’études d’observation indiquent que les sujets physiquement actifs ont un risque diminué d’incidence et de mortalité par cancer tous sites confondus, chez l’homme comme chez la femme. Plusieurs données ont mis en évidence les bénéfices de l’activité physique sur trois types de cancers spécifiquement: celui du côlon, du cancer du sein et de l’endomètre.

L’OMS recommande pour les adultes âgés de 18 à 64 ans, un minimum hebdomadaire de 150 minutes d’activité d’endurance modérée ou de 75 minutes d’activité soutenue. L’activité peut revêtir plusieurs formes : sport collectif ou individuel et pratique régulière des tâches de la vie courante (aller faire ses courses à pied, se balader, faire du bricolage ou le ménage, etc.).