agriculture biologique

La situation des marchés internationaux de l’agriculture et des produits BIO

Publié le

Depuis 1990, le marché des aliments et autres produits biologiques a augmenté rapidement, atteignant 63 milliards de dollars dans le monde en 2012. Cette demande s’est accompagnée d’une augmentation de la surface des terres agricoles destinées à l’agriculture biologique. Ces dernières se sont développées au cours des années 2001 à 2011 à un taux moyen de 8,9 % par an.

par

D’après l’Agence Bio, environ 37,5 millions d’hectares étaient consacrés à l’agriculture biologique en 2009 dans le monde, ce qui représente environ 0,9 % des terres agricoles de la planète.

Durant ces dernières années l’agriculture biologique s’est développée dans le monde d’une manière très rapide. Aujourd’hui les pays qui consacrent les plus grandes superficies conduites en bio sont dans l’ordre :
• l’Australie, avec 7 millions d’ha ;
• l’Argentine, avec 3 millions d’ha ;
• l’Italie, avec 1 million d’ha ;
• les USA en 4ème position avec 900.000 d’ha.
Les autres pays, classés par ordre d’importance selon la superficie certifiée bio, sont l’Allemagne, la Grande Bretagne, l’Espagne et la France.
La Tunisie occupe le 35ème rang au niveau mondial et la 1ère place parmi les pays africains (17 000 ha de superficie conduite en Bio).
Les marchés les plus importants sont ceux du Japon, de l’Europe et des USA où le phénomène BIO connaît une forte progression. Ces marchés se développent à un rythme moyen annuel supérieur à 20%.
L’Agriculture Biologique représente à peine plus de 1% du marché alimentaire dans les pays où elle est la mieux implantée. La demande des consommateurs y est largement supérieure à l’offre.
Bien que tous les sondages montrent que le consommateur est prêt à payer un différentiel supplémentaire de prix de 25 à 30% maximum, les prix à la consommation sont souvent élevés, voire dissuasifs (CEPI n16).
 
planete verte

Bénéfices de l’Agriculture Biologique :

Une Conférence internationale ONU/FAO de mai 2007 sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire a conclu qu’à l’échelle mondiale, l’agriculture biologique, si elle est soutenue par une volonté politique, peut :
• Contribuer à la sécurité alimentaire, dont celle des pays riches également menacés par l’épuisement des énergies fossiles, les changements climatiques et certaines faiblesses de la chaîne alimentaire ;
• Atténuer les impacts de nouveaux problèmes, tels que les changements climatiques, grâce à une fixation améliorée du carbone du sol et une meilleure résilience ;
• Renforcer la sécurité hydrique, par exemple la qualité de l’eau, de moindres besoins en irrigation, la restauration humique du sol, de meilleurs rendements en cas de stress hydrique dû aux aléas climatiques ;
• Protéger l’agrobiodiversité, et en garantir un usage durable ;
• Renforcer la suffisance nutritionnelle, par la diversification accrue des aliments biologiques ;
• Stimuler le développement rural, notamment dans des zones où le seul choix est la main d’œuvre, grâce aux ressources et savoirs locaux.
Le Président de la Conférence a souhaité la constitution d’un réseau international de recherche et de vulgarisation en faveur de l’agriculture biologique et des sciences agroécologiques, en estimant que plus d’argent et moyens publics devraient y être consacrés. Il estime aussi que les mêmes règles devraient être appliquées à tous.
Toutefois, le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, constate que l’agriculture biologique peut contribuer à la lutte contre la faim dans le monde. Selon lui, seule l’utilisation judicieuse de produits phytosanitaires chimiques ou de synthèse pourrait la combattre.
 
l agriculture bio peut-elle nourrir le monde