somnambulisme

Somnambulisme : causalités et prise en charge

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Au cours de plusieurs nuits successives ou plus de trois fois par mois, vous êtes surpris par votre enfant qui se réveille à un mirifique milieu de la nuit et qui fait du bruit dans son lit ou qui marche dans le couloir de la maison ou qui descend de l’escalier. Il s’agit probablement d’une insomnie particulière appelée somnambulisme qui affecte les enfants en âge de scolarité et les jeunes adolescents.

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Quelles sont les causes de cette manifestation insomniaque ? Et quelles méthodes de prise en charge pour traiter ce trouble de sommeil ?

Les symptômes du somnambulisme

Le somnambulisme se déclare par une anomalie du sommeil. Le somnambulant se réveille au cours de son sommeil profond. Le matin arrivé, l’insomniaque ne se souvient de rien de son réveil nocturne. Ce trouble de sommeil se voit dans 10% à 40% chez les garçons dans la catégorie d’âges de 5 à 15 ans. Par ailleurs, d’autres signes peuvent être associés au comportement du somnambule comme les délires et les hallucinations et une apnée du sommeil.

Le déroulement du somnambulisme

Une phase de somnambulisme est révélée par un réveil brusque et inopiné dans le sommeil lent. C’est une perte épisodique du sommeil, l’enfant se réveille puis gagne sa chambre et se rendort. Il existe des formes typiques et atypiques du somnambulisme. Par exemple dans un cas typique, l’enfant se réveille au début de la nuit, avec les yeux grands ouverts, un regard global flou et le visage est ferme, flegmatique et placide. Dans ce contexte, la déambulation est élancée et se produit avec une certaine lenteur. Le somnambule peut être adroit et ainsi accomplir des gestes organisés et cohérents et des mouvements simples et élaborés, éviter des meubles, descendre des escaliers, mais dans certaines conditions, il peut être maladroit et peut effectuer des actes à risque.

Les causes du somnambulisme

Le somnambulisme peut être lié à un facteur génétique. Chez l’adulte ce déficit du sommeil peut être en rapport avec une anxiété, une fatigue, une addiction aux écrans, une consommation de substances dopantes, de boissons excitantes ou d’un médicament ayant pour effet secondaire ce trouble de sommeil.

La prise en charge du somnambulisme

Généralement, le somnambulisme s’éteint d’une manière spontanée dans la phase de la puberté. Par ailleurs, le traitement du somnambulisme se fait selon les cas et l’âge du sujet insomniaque se fait par un médecin de sommeil ou un psychiatre qui cible à identifier la cause de cette forme d’insomnie pour conduire le traitement. Généralement, la prise en charge comprend la préconisation de sédatifs par exemple homéopathiques ou bien des antidépressifs à une faible posologie.

La prévention du somnambulisme

Dans l’axe de prévention du somnambulisme, il est recommandé d’avoir une hygiène de sommeil, éviter les états de stress et d’anxiété et pallier aux écrans ainsi que s’éloigner de la consommation des boissons excitantes particulièrement le soir avant de dormir. Par ailleurs, il est conseillé de veiller sur la sécurité du somnambule par exemple en verrouillant la porte principale d’entrée à la maison, protéger les rebords dangereux du logement. Il n’est pas conseillé de réveiller l’enfant, car il se trouverait confus et avec une allure piteuse et déconnectée. Dans la majorité des cas, l’enfant somnambule est docile et obéissant. Il ne faut pas le réveiller mais le reconduire et le recoucher dans son lit. Dans le cas de crises courantes de somnambulisme, il est essentiel de consulter un médecin traitant. Le sommeil adoucit les inquiétudes, cite un proverbe latin. Par ailleurs, tomber dans le vide de bonnes heures de sommeil assure une voûte de firmament et du zénith au cours de son réveil du beau matin.