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Syndrome prémenstruel, causes, traitements et témoignages

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Le syndrome prémenstruel (SPM) se manifeste à la période de l’approche des règles, les jeunes femmes sentent des désagréments avec des douleurs abdominales, en plus des troubles de l’humeur ainsi que d’autres signes.
Mise au point sur ce trouble qui survient périodiquement avant le cycle de menstruation de deux jours à une semaine et les modalités de sa prise en charge.

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La définition du syndrome prémenstruel

Le syndrome prémenstruel se définit comme un ensemble de manifestations physiques, cognitives et émotionnelles qui se produisent chez certaines femmes quelques jours précédant les règles. Le syndrome prémenstruel (SPM) est une affection qui est généralement bénigne mais elle peut entraîner des désagréments et des signes gênants.

Les signes du syndrome prémenstruel

Le syndrome prémenstruel se caractérise par la parution de signes désagréables comme les céphalées, le gonflement des glandes mammaires, les douleurs au ventre, des ballonnements, une irritabilité ou une hyper -susceptibilité ou une émotivité excessive. Dans certains cas, il y a une poussé d’acnés. Il est important de ne pas tomber dans la poly et sur-médication dans la prise en charge de cette affection prémenstruelle et qui sont inadaptées à la patiente.

Les causes du syndrome prémenstruel

Parmi les origines du syndrome prémenstruel, il y a des modifications endocrines qui se produisent avec une baisse de la sécrétion d’œstrogènes et une augmentation de la production de progestérone. Les oetrogènes engendrent un enflement au niveau des glandes mammaires et la progestérone permet d’atténuer le mécanisme de la rétention d’eau. La perturbation de la sécrétion hormonale engendre une fluctuation de sécrétion des neurotransmetteurs ce qui a un impact sur le comportement cognitif et l’humeur de la femme.

Le diagnostic du syndrome prémenstruel

L’examen clinique se fait par un médecin gynécologue qui suggère une prise en charge orientée selon les différents maux de la femme.

La prise en charge du syndrome prémenstruel

Le traitement médicamenteux diffère selon les cas cliniques. La voie médicamenteuse pour le syndrome prémenstruel renferme généralement des anti-inflammatoires non stéroïdiens, des contraceptifs oraux et des timbres d’œstrogène ou de progestérone peuvent être associés. Pour soigner les troubles de l’humeur et de l’émotion, des antidépresseurs ou des anxiolytiques sont préconisés. Pour les problèmes de rétention d’eau les patientes sont traitées par des diurétiques. Des compléments alimentaires peuvent être en supplément pour les femmes souffrant d’une irritabilité au cours de cette période. En complémentarité avec le traitement médicamenteux, il est utile d’éliminer les sources de stress et les excitants, de réduire la tension nerveuse par la relaxation, de pratiquer de l’exercice physique régulièrement ou des activités de méditation comme le yoga. Par ailleurs, les médecines douces, telles que l’acupuncture, la phytothérapie, la mésothérapie, sont souvent utilisées pour soulager les symptômes de la phase prémenstruelle.

Témoignages

Manel C., 27 ans, Tunis

Si j’ai décidé d’en exprimer sur la phase de pré-menstruation, c’est parce que moi je suis extrêmement déprimée à ces périodes-là. Pendant quatre à six jours je subis ma vie. Avant mes règles, je pressens que j’ai envie de rien et je déprime. Je dors mal, je n’ai même pas d’appétit.

Souha M., 32 ans, Sidi Bouzid

Avec l’approche du cycle menstruel, c’est une impression de fleur de peau, une lourdeur des mains et des jambes des signes qui apparaissent des fois même avant dix jours de la menstruation et qui se prolongent jusqu’à la fin du cycle. J’ai appris à gérer ce mal avant les règles grâce à des plantes comme le gattilier. On utilise en traitement la teinture mère de gattilier à raison de 50 gouttes deux fois par jour dans un verre d’eau, du 8ème au 21ème jour du cycle, pendant trois cycles. Ce traitement n’a pas d’intérêt lorsqu’il y a une contraception œstro-progestative et est contre-indiqué lors des fécondations in vitro. Si les symptômes s’aggravent ou ne s’améliorent pas après trois mois de traitement, il est important de prendre du gynécologue pour cette prise en charge.

Houyam Z., 35 ans, Kairouan

Mes conseils de nutrition en tant que nutritionniste pour les femmes qui subissent le cycle menstruel et syndrome prémenstruel est destinée à améliorer le bien être de la femme avant et pendant les règles. Lors du syndrome prémenstruel, l’alimentation doit être riche en certains nutriments clés pour limiter les symptômes, soit consommer plus de céréales et de légumineuses, éviter l’excès de sel pour la rétention d’eau, avoir un bon apport en oméga 3 et veiller à un bon apport de magnésium. Cette alimentation a pour objectif une couverture des nutriments indispensables pour prévenir les carences et les déficits liées aux pertes menstruelles et d’atténuer les signes de cette phase.