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Le syndrome prémenstruel : comment le gérer ?

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La force c’est de pouvoir regarder sa douleur en face, lui sourire et continuer malgré ses coups et se tenir debout. Etant capable de survivre les douleurs de l’accouchement, étant prête à revivre le mal des règles chaque mois, la femme est sans doute la créature dont le seuil de douleur est le mieux supporté…

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Le syndrome prémenstruel est l’ensemble de manifestations physiques, cognitives et émotionnelles ressenties par certaines femmes dans les 2 à 10 jours précédant les règles. L’une des explications est la fluctuation hormonale typique de la deuxième partie du cycle menstruel et la sensibilité accrue à l’hormone progestérone. En outre, une fluctuation des neurotransmetteurs (la sérotonine) suivant les fluctuations hormonales du cycle menstruel, est responsable du versant émotionnel de ce syndrome.
Une envie de dévorer tout ce qu’il y a dans la cuisine, une fatigue, une somnolence, une déprime, une mauvaise humeur, une sensation d’être gonflée, un ballonnement, une acné chez les jeunes, et un troubles du transit sont les principaux manifestations.

Rien à traiter, mais on peut toujours mieux gérer…

• Le manque du sommeil et le stress sont souvent des facteurs aggravant le syndrome prémenstruel. La réduction du stress avec une bonne sieste, c’est une façon de voir sa vie et non un exercice à exécuter.
• La pratique d’activité physique se révèle bénéfique pour réguler la fluctuation des hormones et dissiper la nervosité. Il n’existe pas un sport à favoriser ou à autre à déconseiller. Le plus important c’est de s’épanouir.
• Comme l’alimentation retentie toujours sur notre bien-être, une alimentation trop riche en caféine et en alcool augmente la vulnérabilité du cerveau au stress et au syndrome prémenstruel par ailleurs.
• Pour limiter la rétention d’eau traduite par des œdèmes, surtout beaucoup boire, pour drainer et éviter les aliments trop salés (fromage, charcuterie, chips…) et sucrés
• La consommation de fruits, légumes riches en minéraux anti-rétention d’eau et de céréales complets aident à lutter contre le ballonnement et drainent l’excès d’eau dans l’organisme. En effet certains nutriments ont un effet diurétique : épinards, courges, blettes, poivrons, concombres, abricots, bananes, fruits secs et oléagineux …
• En outre, une supplémentation ou alimentation riche en vitamines C, en magnésium et en oméga 3 diminue de principe le stress et assure un meilleur déroulement des choses.
• Il faut savoir la prise de contraceptifs oraux pourrait stabiliser les fluctuations hormonales et faire cesser l’ovulation. Par ailleurs, le recours à des antalgiques pour calmer les maux de tête et des anti-inflammatoires pour atténuer les différents symptômes est possible. Au cas extrêmes de trouble de l’humeurs les antidépresseurs peuvent trouver une place.