Vivre à Deux

«Aimer… à perdre la raison»

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«Aimer…  à perdre la raison»

Ah, l’amour… ce doux sentiment capable de transformer le plus intelligent d’entre nous en vertébré au Q.I d‘un poussin de trois jours…cette indomptable palpitation qui nous pousse vers l’élu sans que l’on comprenne pourquoi et nous rend capable du pire comme du meilleur.

Livret Santé est allé interroger les tunisiens et les tunisiennes pour évaluer leur degré de folie en matière amoureuse…

Il en ressort que Roméo et Juliette, Bonnie and Clyde et autres Antoine et Cléopâtre, c’est bien fini ! Nos amoureux d’aujourd’hui font des folies certes, mais avec mesure… A part quelques rares hurluberlus capables d’avaler des araignées ou de courir nu sous la pluie, nos amoureux ont une folie désormais teintée de lucidité, comme s’ils avaient compris que la plus grande des déraisons, le plus grand pari, le plus fou… reste de s’engager, pour un temps ou pour la vie… A tous ces fous donc, qui choisissent de vivre ensemble, de se dire oui, de faire des enfants, de s’aimer quoi ! Nous souhaitons une très joyeuse Saint Valentin.

Mona, 40 ans, artiste peintre

Une des choses les plus folles que j’ai faite par amour, a été de contracter un crédit de 15.000 € pour payer les dettes de mon amoureux mais surtout, par amour, je suis devenue artiste peintre et ça, c’est merveilleux…

Jean-Paul 48 ans et Hager 47 ans

Lui : pour elle je me suis fait circoncire, mais comme je suis né ici, ça ne m’était pas étranger. Pour elle, je pourrais tout quitter et repartir à zéro. Nous sommes partis d’ailleurs vivre dix ans en Australie, puis nous sommes rentrés parce qu’elle avait envie de se rapprocher de sa famille.

Elle : pour lui, j’aurais tout fait, j’aurais quitté ma famille s’il avait voulu. D’ailleurs, je l’ai suivi jusqu’en Australie.

Philippe, 45 ans

Le plus fou ? Ça fait vingt ans que je suis avec elle, on s’est rencontré, on s’est aimé, on ne s’est plus jamais quitté. Pour elle, je pourrais me battre, moi qui suis un mec hyper cool…

Ridha, 42 ans

Par amour je donne tout : elle demande, j’exécute… Mais la chose la plus folle que je pourrais faire par amour pour elle ? Aller dîner chez sa mère.

Chiraz, 32 ans,

La chose la plus folle que j’ai faite par amour ? Lui dire oui.

Ce que je pourrais faire aujourd’hui de dingue? Revenir.

Sami, 45 ans

Avec un copain on sortait avec deux sœurs dont on était raide amoureux… Un soir, les parents de nos belles, qui habitaient en pleine campagne, étaient censés être absents. Nous nous sommes perdus et retrouvés, à la nuit tombée, dans des chemins où les chiens nous poursuivaient. Nous avons couru à travers champs et lorsque nous sommes arrivés, les parents avaient annulé leur sortie. Nous n’avons pas été bien accueillis et nous avons dû repartir comme on était venus. Aujourd’hui, que ferais-je par amour ? Je suis surtout prêt à faire tout ce qu’il faut pour avoir la paix.

Zohra, 42 ans

Pour le voir cinq minutes, je me suis levée à 4 heures du matin en plein hiver, dans le noir et le froid j’ai traversé la ville à pied afin de prendre un car (je suis malade en car), voyager pendant trois heures dans ce car, retraverser à pied la ville dans laquelle il se trouvait et la même chose pour le retour. Je l’ai vu… et j’ai attrapé une bonne bronchite.

Alia, 48 ans

J’ai imposé mon amoureux qui n’était pas musulman à ma famille… C’était un vrai défi à notre culture, à notre éducation. Par amour, je pourrais tout quitter du jour au lendemain, mon travail que j’aime, mon pays, mes amis…

Soumaya, 30 ans.

Vu nos traditions, et quand tu vis dans une région reculée avec ta famille, les histoires d’amour sont compliquées. Ce que je peux faire de plus fou par amour ? Le voir en cachette…

Moez, publicitaire, 24 ans

J’ai peur d’être amoureux, mais je crois que la chose la plus dingue que je pourrais faire ce serait d’arrêter ma carrière.

Vus sur le net

« On a fait l’amour sur une fenêtre et j’ai failli tomber. Je ne le ferais plus. Il y avait plus d’une dizaine d’étages au-dessous ».

«…lui avoir fait faire un parcours du combattant, un parcours de mots, d’énigmes (2 heures avant qu’il n’arrive au but) et à la fin c’était moi un gros bouquet de rose rouge à la main en haut des marches d’un escalier avec une belle déclaration d’amour ».

«…Je me suis mise très en colère. J’ai commencé à crier « Je vais te tuer » et je devais le penser car il a pris peur. Il est sorti de la chambre, je l’ai coursé à travers les couloirs de l’hôtel jusqu’à la sortie et comme il courait toujours, dans la rue, je suis montée dans ma voiture et je l’ai poursuivi au volant… J’ai vraiment failli l’écraser sauf qu’à cinq centimètres de lui, j’ai pilé. Après, on s’est réconcilié et on s’est marié. Comme quoi je peux être très gentille quand je veux ».

«J’ai été SDF en Ecosse. J’avais rendez-vous en Ecosse avec mon amoureuse et elle n’est jamais venue. Pour me nourrir, je mangeais deux sandwichs par jour… La nuit, je dormais dans les parcs avec mon sac de couchage, et la journée, je traînais au point de rendez-vous comme une âme en peine… Elle devait me rejoindre… Ca a duré sept jours. En fait, elle était tombée malade la veille de son départ, il avait fallu l’opérer. Elle ne savait pas comment me joindre là-bas ».

« J’ai fait ses poubelles. Il s’appelait David, c’était un garçon de mon immeuble et je lui envoyais des lettres d’amour anonymes. Quand on se croisait dans l’escalier, il me regardait à peine. Un jour, j’ai voulu savoir ce qu’il faisait de mes lettres. J’ai surveillé le moment où il descendait sa poubelle, et j’ai remonté le sac plastique… Dans la poubelle, il y avait des cotons de démaquillage et des kleenex tachés de rouge à lèvre. Je ne m’en étais même pas aperçu, mais David avait une relation avec sa voisine du troisième étage. Je n’ai jamais su si c’était à cause de mes lettres… »

J’ai avalé une araignée… Il y avait un garçon dans ma classe que toutes les filles trouvaient fantastique. Moi, j’étais raide amoureuse, mais à l’époque aussi complètement godiche… Alors pour faire l’intelligente, un jour, pendant le cours de sciences naturelles (un cours sur les araignées, la prof en avait amené dans des bocaux) j’ai dit à voix haute « Qui aurait le courage de manger une araignée pour moi ? » et j’ai regardé mon idole d’un air de défi. Lui, sans se démonter, a répondu : « Toi, tu le ferais pour moi ? ». Piégée ! Tout le monde me regardait. Alors, j’ai pris une araignée et je l’ai avalée. Ce n’est pas facile, surtout quand l’araignée se débat ! Je n’ai plus jamais essayé d’avaler des trucs immangeables par amour ».

« …Je lui ai couru après dehors sous la pluie presque nue, pied nus pour le rattraper, et comme il ne voulait pas m’ouvrir la portière de sa voiture, je suis montée sur le capot pour l’empêcher de démarrer».